Rentrée des classes : Encore des nuits blanches !

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(Ph : lacroixdubenin.com)

Elèves et parents ne savent plus sur quel rythme se  déhancher ces temps-ci. Chaque rentrée scolaire vient avec ses spécificités. Toujours des équations à multiples inconnus à résoudre pour la rentrée des classes.  De la recherche de place au déplacement  de l’enfant en passant par les fournitures, chaque étape révèle des difficultés que les parents se doivent de supporter.

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La rentrée scolaire demande beaucoup de commodités aux parents. Elle donne des nuits blanches à beaucoup d’entre eux qui invoquent tous les saints. Chacun y va selon ses croyances. Et comme un jeu, l’avenir scolaire de certains enfants en dépend.

Les problèmes viennent étape par étape. Lorsqu’un est résolu, ne criez pas victoire car l’autre ne tardera surement pas à pointer du nez.

Indisponibilité de places dans les établissements publics

La première difficulté est l’inscription dans un établissement public. Depuis pas mal d’années, l’on constate une ruée des parents vers ces lycées. Cela est

Que de casse-tête pour que cet élève puisse prendre ainsi le chemin de l’école (Ph : Burkina 24)

non seulement dû aux moindres coûts des frais de scolarité mais surtout pour la qualité de l’éducation. En témoigne leurs bons taux de succès aux examens de fin de cycle.

La demande augmente mais l’offre demeure infime ou stagne. Du coup, avoir de la place dans le public pour inscrire son enfant relève d’un parcours de combattant. D’une manière générale, les établissements publics de l’enseignement secondaire  ne recrutent plus, du moins pas assez. « Pas de recrutement cette année », « n’insistez pas » sont, entre autres, affichés dès l’entame des vacances pour dissuader d’éventuels demandeurs de places. Et si vous n’avez pas d’autres alternatives, votre enfant a plus de chance de faire une année blanche.

Les prêts scolaires

Si par chance le principal acteur qui est l’enfant par ses résultats propres obtient la place, le second problème débarque comme une chenille qui tombe de son karité. Il s’agit du nerf de la guerre, l’argent. De l’argent pour payer les frais de scolarité. Et sans fourniture et tenue scolaire, l’enfant ne saurait franchir le seuil de la porte de son établissement.

Pour palier à ce problème, les parents font recours aux prêts scolaires. Certains les utilisent vraiment dans le cadre de la scolarisation de leurs enfants, mais d’autres pour résoudre des affaires autres que celles de l’école. La rentrée arrive, le parent d’élève est endetté en banque mais l’enfant n’a peut-être ni place ni fournitures, à plus forte raison une tenue scolaire.

Comment se rendre à l’école ?

Les moyens de déplacement pour les élèves sont aussi un casse-tête pour les parents (Ph : Burkina 24)

Après achat des fournitures et de la tenue scolaire, une troisième équation se pose. Il s’agit du déplacement de l’enfant. Comment va-t-il se rendre à l’école ? A pied, en bus, à vélo, à moto ou faut-il le déposer soi-même? Voici les inconnus de cette équation. L’enfant seul sur son engin s’expose à des risques comme les accidents de circulation. Des parents paient les engins aux enfants sans les inscrire dans une auto école ne serait-ce que pour avoir le code de la route.

Ménager tôt sa monture

Des difficultés, il y en a en cette rentrée scolaire et bien d’autres viendront par la suite. Des solutions existent. Il suffit de ne pas sombrer dans l’attentisme et de laisser les choses se dégrader pour jouer aux pompiers après l’extinction de l’incendie. Une rentrée scolaire se prépare bien et très tôt. Parents, bien de courage à vous. Quant aux élèves, prouvez que vos géniteurs n’ont pas transpiré pour rien.

Marcus G. Julien KOUAMAN (Stagiaire)

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