Excision: Le Burkina Faso et le Kenya, champions d’Afrique de la lutte contre la pratique

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Ce jeudi 6 février marque la Journée internationale de lutte contre l’excision et les mutilations génitales féminines. Une journée pour dénoncer cette pratique aux conséquences dramatiques sur les jeunes filles et les femmes.

Les chiffres de l’UNICEF qui travaille à l’éradication de ces actes qui représentent un réel danger pour la santé des jeunes filles montrent que la tâche reste encore immense. « Dans une majorité de pays concernés par la pratique des mutilations génitales féminines, la tendance est à la baisse », annonce toutefois l’institution et c’est déjà un progrès.

  • 125 millions de filles et de femmes actuellement en vie dans 29 pays d’Afrique et du Moyen-Orient ont subi une forme de mutilations génitales (soit 90 % des femmes excisées dans le monde)
  • 30 millions d’autres filles risquent d’en être victimes au cours des dix prochaines années

Le Kenya et le Burkina Faso, champions d’Afrique de la lutte contre l’excision

Après plus d’une dizaine d’années de lutte contre la pratique, l’UNICEF a identifié les bons élèves du continent africain en la matière. Au Kenya, où la pratique a été abolie en 2001, le pourcentage de femmes excisées a été divisé par trois en une génération, grâce, notamment à « une forte implication des hommes kényans, qui se sont associés aux femmes pour mieux véhiculer le message de rejet des mutilations génitales », analyse Emmanuelle Roussiot,  Présidente de l’association française Solidarité avec les femmes excisées (SAFE)  et partenaire de la mobilisation « Excision, parlons-en! ». Désormais, seules 15% des Kényanes de 15 à 19 ans sont excisées, contre 49% pour la génération précédente, selon les dernières estimations de l’Unicef.

En Afrique francophone, le Burkina Faso est l’un des champions de la lutte contre l’excision. En une génération, grâce au volontarisme de l’État et aux incessantes actions de sensibilisation, les mutilations génitales sont en très net recul : alors que près de 9 femmes burkinabè de plus de 45 ans sur 10 sont excisées, la proportion chute à 58% pour les adolescentes entre 15 et 19 ans, et à moins de 15% pour les filles de moins de 13 ans. C’est la plus forte baisse en Afrique de l’Ouest, même si la bataille pour une éradication totale de l’excision est loin d’y être terminée.

L’Égypte, reste par contre la tête de pont de la lutte contre l’excision, selon l’UNICEF. « Une femme sur 5 excisée dans le monde vit en Égypte », note l’institution. La proportion est vertigineuse pour ce pays, dont l’excision est une pratique ancestrale remontant à l’époque pharaonique. Ces origines expliquent, en partie, le fort ancrage culturel de cette pratique dans les communautés égyptiennes.

Dieudonné LANKOANDE

M. Lankoandé est passionné de web2.0 et de stratégies marketing (Marketing/web & Community Management) propre au secteur on line, domaine dans lequel il a plusieurs années d’expériences.

Il y a 7 commentaires

  1. Toi patrik tu est chretien dan mon commentaire est ce que j’ai parler mal enver les chretien?non jai dit de laisser nous les musulman faire ce quon va faire on veut pa que un chretien mele dan naux affaire cest simple

  2. Toi patrik le mot ignorance est ce que tu peux mexpliquex moi en tou qua je vai rien dire de mauvai sur toi mai ce que je veut dire tu connait pa le mot ignorance vient la je peut t’enseigner ok?toute individue dans le monde est ignorant si toute person est 9 d’onc vaut te taire ok?

  3. Alwata, qui t’as dit que me Coran encourage cette pratique? C’est l’ignorance, non seulement te tue, mais aussi tue les autres. Va demander ? ton imam si le corant prescrit l’excision.

  4. Vraiment webmaster laisse passer cette message je dit moi je sui du cote du mali vrament nous somme contre cette lutte puisque les occidentaux son entrain de nou flatter le president blaise compaore et sa femme son des chretienne mai faut pa imposer cette loi au musulman puisque nous somme pa de la meme religion

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