Burkina : Le CSC peaufine son plan stratégique

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Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a organisé, ce mercredi 14 septembre 2016, à Kombissiri dans la province du Bazéga, un atelier de restitution de son plan stratégique comptant pour la période 2017-2021.

L’instance de régulation de la communication, le Conseil supérieur de la communication (CSC), veut se doter d’un nouveau document de référence, définissant ses actions planifiées pour les cinq années à venir.

Après une première phase d’élaboration franchie, les acteurs prenants se sont réunis ce mercredi 14 septembre 2016 dans « la cité de la patate douce», Kombissiri, pour la restitution de ce plan stratégique.

Ce, dans le but « d’exposer aux partenaires les résultats auxquels sont parvenus les consultants, d’expliquer les principales articulations du document et de présenter les programmes et plans d’action qui en découlent », a indiqué la présidente du CSC, Nathalie Somé.

Selon Nathalie Somé, en effet, les exigences de la régulation des médias, fondées sur « la proactivité et l’anticipation », sont, entre autres, facteurs qui ont prévalu à l’élaboration dudit plan.

Une feuille de route, a-t-elle dit, qui devra contribuer, « d’une part à assurer la cohérence des choix de développement  de l’institution et d’autre part, à motiver les conseillers et le personnel, et les orienter vers des objectifs capables d’asseoir l’instance de régulation sur des bases encore plus solides ».

Faire du CSC, une instance de référence

Barthélemy Akouwandambou, consultant de la Société africaine d’études et de conseil (SAEC), le cabinet ayant eu en charge l’élaboration du plan stratégique, a confié aux participants de l’atelier que la vision est de faire du CSC, à l’horizon 2021, « une institution moderne de proximité, forte, crédible, reconnue et respectée sur l’échiquier national et international pour sa performance dans le domaine de la régulation de la communication au public ».

Les participants à l'atelier
Les participants à l’atelier

Pour y parvenir, poursuit-il, les actions à mener s’inscriront dans deux axes stratégiques : l’optimisation de la régulation du secteur de la communication et le développement institutionnel.

Avec le premier axe cité, le résultat stratégique attendu est que « la régulation du secteur de la communication contribue à la paix sociale, au renforcement de la démocratie et au développement socioéconomique ». Quant au second, elle devrait, elle, permettre que « les activités de régulation bénéficient d’un pilotage performant, de ressources adaptées et d’un rayonnement optimal ».

Toutefois, pour parvenir à de tels résultats, indique Barthélemy Akouwandambou, il existe des conditions à remplir. il s’agit, a-t-il dit, « d’établir un programme de démarrage dès janvier 2017 du plan, rétablir la cohésion au sein du collège des conseillers, optimiser le financement du plan en travaillant à obtenir de l’Etat deux programmes budgétaires et responsabiliser un cadre du CSC pour le suivi ».

Un premier plan déjà élaboré

Selon toujours le consultant de la SAEC, Barthélemy Akouwandambou, dans l’atteinte des objectifs fixés, il a été décidé de l’élaboration d’un premier plan d’actions, couvrant la période 2017-2019. Plus tard, un second suivra et couvrira l’intermède restant (2019-2021), a-t-il fait savoir.

Au titre de ce premier plan, il a mentionné qu’il est prévu 77 actions, définies suivant les deux axes stratégiques. L’exécution de ce plan nécessitera plus de huit milliards et demi de FCFA dont 424 000 000 FCFA pour le programme 1 portant sur les actions d’optimisation de la régulation du secteur des communications, et 8 573 500 000 FCFA pour le programme 2 portant sur les actions de développement institutionnel.

Mamady ZANGO

Burkina24

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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