Salifou Diallo : « Le Président du Faso est le capitaine du navire »

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Le 29 décembre 2016, le président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo a accordé une interview à nos confrères du quotidien Le Pays. Dans celle-ci, le garant du second pouvoir est revenu sur des sujets concernant son institution et des questions d’actualité. Burkina 24 a revisité cette interview en se tablant sur quelques questions posées par nos confrères de Le Pays.

« Les députés ont prouvé, à plusieurs reprises, que l’Assemblée nationale joue et entend jouer pleinement son rôle dans le respect du principe de séparation des pouvoirs », a ainsi répondu Salifou Diallo à la question de savoir si le Parlement burkinabè constitue une caisse de résonance de l’Exécutif. Pour corroborer ses propos, il prend pour observateurs « les journalistes » qui sont « témoins de l’intensité des débats à l’Assemblée nationale ».

Quand les ministres se présentent à l’hémicycle pour les projets de lois ou pour répondre aux questions des députés, explique le président de l’Assemblée nationale, « nous leur tenons un langage de vérité (…). Cette assemblée ne peut pas être une caisse de résonance », tranche-t-il.

« Ce sont des affabulations dont les maquis de Ouagadougou ont le secret »

Salifou Diallo, poursuit en affirmant que dans les commissions, beaucoup de projets de lois venant du Gouvernement ont été rejetés. En exemple, il cite le projet de loi sur la caisse de dépôt et de consignation. « Un grand projet, concède-t-il, mais le projet de loi élaboré par le gouvernement, n’était pas, à notre point de vue, assez bien organisé », argue le président de l’Assemblée nationale.

Sur un autre sujet, Salifou Diallo S4est prononcé sur « l’attelage RSS », entendez par là, Roch Kaboré, Simon Compaoré et Salifou Diallo. A cela ?répond-t-il, « chacun joue sa partition ». En tant que camarades politiques, « nous nous concertons sur les grandes orientations du pays, selon Salifou Diallo, et il reste entendu que le Président du Faso est le capitaine du navire ».

« On s’en fout » : Salifou Diallo s’explique 

« Les députés ont beaucoup de respect pour le peuple. L’Assemblée a reçu du gouvernement, des tablettes avec esprit de suite et de responsabilité mais l’incompréhension a été telle que  les députés ont accepté que ces outils de travail soient remis.

Pour ce qui est de ma réponse lors de la conférence de presse, il faut dire que c’est sur un ton de plaisanterie que j’ai répondu, surtout que le journaliste, par sa question, m’a taquiné. Si ma réponse n’a pas été perçue comme telle, je présente mes excuses à tous ceux qui ont été choqués par ma réponse« .

Salifou Diallo, in Le Pays du 4 janvier 2017

A propos de l’inexistence d’une « parfaite entente » entre le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Faso, Salifou Diallo rétorque sèchement : « Ce sont des affabulations dont les maquis de Ouagadougou ont le secret ». 

Des multiples attaques dont sa personne politique fait l’objet de la part de certaines Organisations de la société civiles (OSC), Salifou Diallo dit refuser de « descendre dans des débats de caniveaux du mensonge et de la diffamation ». Pour lui, « notre peuple n’est pas dupe et sait distinguer l’ivraie du bon grain ».

« Les manœuvres de déstabilisation viennent en partie de Blaise Compaoré et de son clan »

Depuis le 15 janvier 2016, le Burkina Faso est devenu la cible d’attaques de tout genre. « A chaque fois que le Burkina Faso subit une attaque terroriste ou autre, vous semblez accuser les anciens dignitaires du régime Compaoré. Si vous confirmez, avez-vous les preuves de leur implication ? », questionne le quotidien Le Pays.

Le Président de l’Assemblée nationale répond : « Je dis et je le répète que les manœuvres de déstabilisation viennent en partie de Blaise Compaoré et de son clan. Les anciennes connexions entre Blaise Compaoré et les milieux terroristes  existent toujours. Ne soyons pas dupes ! »

Synthèse de Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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