Bénin : Ajavon, Soglo, Yayi… l’opposition se mobilise contre le président Talon

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« Défendre la démocratie au Bénin », tel est l’objectif fixé par les principales forces politiques de l’opposition et ainsi que d’importantes figures au terme d’un rassemblement le samedi 14 avril 2018 à Djéffa, non loin de Cotonou, la capitale béninoise. Cette nouvelle coalition semble déjà annoncer les couleurs de la bataille au cours des prochaines élections législatives de 2019.

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En se réunissant le samedi 14 avril à Djeffa, situé à quelques kilomètres de la capitale Cotonou, Sébastien Ajavon, l’homme d’affaires, qui en a fait son quartier général, entendait avec plusieurs figures de l’opposition et personnalités politiques du pays décortiquer les failles de la gouvernance Talon et sonner la mobilisation contre son régime.

Sébastien Ajavon était entouré d’anciens présidents de la République, notamment Nicéphore Soglo et Thomas Boni Yayi, des responsables de partis politiques, le tout assisté de militants et sympathisants.

« Il n’y a aucun fond idéologique qui justifie leur opposition au président Talon. Ils ne font qu’exploiter le mécontentement d’une minorité de Béninois par rapport à des difficultés qu’ils ont contribué à créer de par leur gestion du pays ces dernières années », désavoue l’homme d’affaires Joseph Adihou, proche de la majorité présidentielle.

Les opposants du Président Patrice Talon dénoncent au travers de la déclaration finale sanctionnant leur rencontre, la « grave crise » que traverse leur pays, et ce dû à la mal-gouvernance Talon et qui a pour nom de « graves conflits d’intérêts », une « opacité totale », des « privatisations sauvages », des « licenciements massifs », le « refus d’un dialogue franc avec les travailleurs », l’« attaque frontale contre la justice » et les « libertés fondamentales ».

Répliquant à ces accusations, Yonnantché Boya, estime que le président Talon « s’efforce au mieux de régler les problèmes que leur mauvaise gestion du pays a laissés comme ardoise ».

Estimant que « tout le peuple est en rébellion contre la politique actuelle », la nouvelle coalition demande par ailleurs au gouvernement de « convoquer d’urgence une assise nationale… en vue de redéfinir de nouvelles bases consensuelles de gouvernance du pays ». Elle demande également de faire procéder à un audit préalable de la liste électorale, en vue des prochaines élections.

«Ce qui les inquiète surtout, c’est la main mise que peut avoir le président Talon sur les prochaines joutes électorales. Malgré les injonctions de la Cour constitutionnelle, celui-ci n’a pas encore installé le conseil d’orientation et de supervision de la liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) dans un contexte où on le soupçonne de vouloir confectionner sa propre liste électorale. Une violation de fait de la Constitution alors que les décisions de la Cour sont sans recours … », fait observer Alan Tokpo, journaliste spécialiste de la politique béninoise.

Les mesures proposées par la coalition de l’opposition sont assorties d’une menace à peine voilée : « En cas de non-satisfaction de ces exigences, le peuple béninois, maître unique de sa souveraineté, sera invité à prendre ses responsabilités, conformément à la Constitution ». Une allusion à l’article 66 de la Constitution du Bénin, dont cet extrait est de plus en plus cité à Cotonou : « (…) pour tout Béninois, désobéir et s’organiser pour faire échec à l’autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs ».

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU                                                                                                                                      Burkina24

Source: Jeune Afrique

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