Arrondissement 3 de Ouaga  : La faillite des Hommes politiques

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Des hommes et des femmes ont décidé de sacraliser leur union devant la loi, Dieu et les Hommes. Heureux, en compagnie de leurs proches aimés, ils viennent avec espoir et confiance devant le maire. Après des mois, peut-être des années de préparatifs, ils s’assoient et on leur annonce qu’il n’y a pas de célébrant.

A l’arrondissement 3 de Ouagadougou, voici le triste spectacle qui est livré depuis quelque temps aux administrés. La raison, une indisponibilité du maire due à une question de santé. Mais c’est certainement pour ces cas de figure qu’il y a une kyrielle d’adjoints au maire. Mais pour des arguments beaucoup moins évidents, noyés dans le dédale insondable des querelles et des calculs purement politiciens, il n’y a pas de célébrant pour suppléer à l’absence du maire, qui, pour sauver finalement la situation, devra se lever de son lit d’hôpital pour venir acter l’union de tourtereaux.

 On ne s’imagine pas l’ampleur de la catastrophe qui s’abat sur cet arrondissement, si le seul fait de la célébration d’un mariage donne lieu à un travail d’Hercule.

Un parti politique ne signe pas un acte de mariage

Ce mercure n’a pas pour objectif de prendre parti ni de condamner un camp au détriment de l’autre. Il met tous les Hommes politiques de cet arrondissement, et par-delà, tous les acteurs politiques, devant leurs responsabilités. La virulence de la bataille politique doit se cantonner aux frontières de la campagne électorale. Là, tous les coups en haut de la ceinture sont permis. Mais une fois le choix des électeurs fait, il est inadmissible que pour des calculs et pour une volonté de blocage du travail de l’autre, les droits au bien-être et au fonctionnement d’une administration de citoyens burkinabè soient mis en cage.

Il est important que les Hommes politiques burkinabè, surtout au niveau local où un grain de sable dans la machine de l’administration se fait immédiatement sentir, sortent de cet engrenage qui ne les honore pas et brime leurs concitoyens. Après le vote, il faut se mettre ensemble au travail. Ou même si l’on décide de ne pas travailler avec l’élu, qu’on ne lui mette pas des bâtons inutilement dans les roues.

La politique doit améliorer la vie des citoyens et non la rendre davantage compliquée, car, quoi qu’il en soit, au bas d’un acte de mariage, ce n’est pas le nom d’un parti politique qui y est inscrit, mais bien la signature d’une représentation de l’Etat et de la nation.

La Rédaction

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Rédaction B24

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