CIMASSO : Les premiers sacs de ciment attendus pour ce mois d’août

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Le comité local de contrôle de la cimenterie CIMASSO appelé Plan de gestion environnementale et sociale (PGES) a organisé une conférence de presse ce samedi 23 juin 2018 à Bobo-Dioulasso. Après un moment d’échanges théoriques, les hommes de médias ont été invités sur le site de l’usine pour constater de visu l’avancée des travaux  et aussi les investissements réalisés par l’entreprise dans le cadre de sa politique de responsabilité sociale.

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« Nous réaffirmons ici notre totale indépendance dans l’exécution de nos missions. C’est-à-dire œuvrer à ce que CIMASSO contribue au développement de notre région tout en respectant ses engagements », a d’entrée de jeu indiqué le président du PGES, Louis Dally,  avant de dérouler le programme de leurs activités. Il se compose d’échanges entre membres du bureau dudit plan et journalistes dans un premier temps et se termine par un « constat de la situation sur le terrain ». Les échanges ont porté sur deux points essentiels à savoir « la situation actuelle de l’exécution des travaux sur le chantier et les engagements pris par CIMASSO conformément à sa politique de Responsabilité sociale d’entreprise ».

Sur le site situé à la zone industrielle, des ouvriers sont à pied d’œuvre pour clore les travaux de finition, comme le compactage à l’intérieur de l’usine et les voies d’accès à l’extérieur de sorte à « fluidifier » la circulation.  Le Directeur technique de CIMASSO Prasad Jampana confirme le taux d’exécution des travaux à 87% de réalisation. Un chiffre  communiqué auparavant par le PGES. Et promet la sortie des premiers sacs de ciment pour ce mois d’août avec une prévision de production annuelle  de 2 millions de tonnes de ciment.

Répondant aux inquiétudes des journalistes, il affirme que « dans cette usine, je n’extrais rien du sous-sol, je n’y injecte rien non plus. Je ne fais que produire un mélange de composants dont l’élément polluant n’est pas fabriqué sur place. D’ailleurs, l’humidité n’est pas compatible à la production de ciment. On ne peut donc parler de risque de pollution de la nappe phréatique ».

« Je ne veux pas vendre la peau de l’ours … »                                                                           

Mais « sans être affirmatif à 100% », l’enseignant chercheur en chimie à l’Université Nazi Boni Inoussa Millogo, par ailleurs  membre du PGES, émet quelques réserves : « on pourrait quand meme s’attendre à un minimum d’émission de poussières », affirme-t-il avant de rassurer que ce n’est pas alarmant. A en croire ses dires,  le facteur de pollution d’une cimenterie réside au niveau du broyeur. Et «  à l’égard du type de broyeur que nous avons vu, on peut dire que ça va ». Pour être plus précis sur la question des risques de pollution de cette entreprise sur notre environnement, il préfère ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. C’est pourquoi dit-il « attendre le démarrage des travaux ».

Selon le président du PGES Louis Dally, CIMASSO est tout aussi soucieuse de son environnement. D’où « le consensus  établi avec l’ensemble des acteurs » devant conduire au dédommagement des riverains touchés par les travaux. Et aussi la mise en terre de « 1200 plants d’arbres », sans oublier la réalisation de trois fontaines d’eau au profit des riverains.

Aminata SANOU

Correspondante de Burkina24 à Bobo-Dioulasso

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Rédaction B24

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Un commentaire

  1. Bonsoir ma soeur. Votre angle de traitement est très bien : le souci de la pollution de l’environnement. Mais votre attaque n’est pas pertinente. Et aussi c’est très bien de parler de population riveraine et des dons dont elle bénéficiera puis de pollution de l’air par de la poussière de ciment,mais il faudrait au moins que le lecteur sache où se situe l’usine!!! C’est à Bobo! Bien mais ou ?! Amicalement de ma part. Merci.

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