JCC 2018 : Le projet de film de Kady Traoré séduit

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Les nouveaux mécanismes de mise en réseaux, développement, d’écriture, de production de films sont nombreux et permettent à des réalisateurs de parfaire leurs œuvres ou de trouver d’autres partenaires de productions. De ces mécanismes fait partie Ouaga Films Lab dont de jeunes producteurs et réalisateurs africains lauréats de la dernière édition prennent part à  la plateforme « Carthage pro » des  journées cinématographiques de Carthage qui se tiennent du 3 au 11 novembre 2018. Ils décrochent des bourses pour poursuivre le développement de leurs films.

Ils sont deux binômes, réalisateurs-producteurs, bénéficiaires de bourses pour Carthage Pro à la dernière édition de Ouaga Film Lab. Ces deux binônes ont encore su tirer leur épingle du jeu de spitch et remporté des bourses sur les dix projets de films africains et arabes présentés à l’atelier  « Chabaka », atelier de co-production pour des projets de films en phase de développement.

Ce sont Kadi Traoré et Esther Traoré du Burkina Faso pour leur projet de long métrage fiction « Préjugé » et « Moulaye » des Sénégalais Allassane Sy et Baila SY.

« Ouaga Film Lab, dit Kady Traoré, a été une grosse opportunité pour nous, ça nous a ouvert tellement de portes. Aujourd’hui on est aux JCC et après on va à Poitiers et ça ne va pas s’arrêter ».

Selon Clarence Thomas Delgado, membre du jury,  sur l’ensemble des projets variés, il y avait plusieurs niveaux, le potentiel, l’originalité pour certains et la popularité pour d’autres. « Mais ce qu’on demande, c’est que les gens recadrent un peu leur travail pour donner plus de consistance à leurs scénarii ».

Ceci n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd et Baila Sy, producteur de « Moulaye », promet mettre les conseils en pratique. «A Ouaga on a eu des suggestions qui nous ont permis d’être là. Donc si on a des suggestions ici encore, on est preneur parce qu’on est en face des aînés qui ont des années d’expérience ».

Carthage Pro est une plateforme réservée aux professionnels dans le cadre du festival cinématographique de Carthage (JCC). Elle vise à d’établir une connexion entre les cinéastes africains et arabes avec des professionnels de l’industrie cinématographique du monde à travers des ateliers, et activités diverses et rencontres thématiques.

C’est aussi un espace dédié à la créativité et à la découverte de nouveaux talents à travers les ateliers « Chabaka » dédié aux projets de film en écriture et « Takmil » pour les projets en post-production.

Et ce n’est pas Kady Traoré dont le projet intéresse déjà deux producteurs qui dira le contraire. « Il y a des personnes, explique-t-elle, que tu rencontres, des personnes que tu n’aurais jamais la possibilité de rencontrer, c’est difficile même de les trouver. Dans ces rencontres, on a la possibilité d’avoir la liste des producteurs et des partenaires potentiels et tu as la possibilité de choisir dans cette liste, des gens que tu aimerais rencontrer ou des gens aussi regardent dans le catalogue des projets qui pourraient les intéresser et c’est comme ça que  j’ai été contactée par ce monsieur que je cherche depuis un an ».

Revelyn SOME

Burkina24


Les bourses accordées aux lauréats de l’atelier « chabaka »

Prix TV5 Monde (5000 euros) : Carnaval, Blood and Honey, Mohamed Siam (Egypte)

Prix of the Robert Boseh Fondation (5000 euros) : Moulaye , Alassane et Baila Sy ( Sénégal)

Prix du  centre National du Cinéma et de l’Image, CNCI (5000 euros) : « Préjugé » de Kady et Esther Traoré (Burkina Faso)


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