Clôture du projet EAUtonomy à Ouagadougou : Vers une gouvernance inclusive de l’eau et de l’assainissement en Afrique

Le Groupe de recherche et d’analyses appliquées pour le développement (GRAAD Burkina) a tenu, ce mardi 29 septembre 2026 à Ouagadougou, l’atelier international de clôture du projet de recherche EAUtonomy. Cette activité marque la fin de deux années de travaux intensifs consacrés à la gestion durable et inclusive de la ressource en eau en Afrique de l’Ouest et Centrale.  

Initiée par le GRAAD Burkina, ses institutions sœurs et leurs partenaires techniques, la recherche EAUtonomy visait à explorer les interconnexions cruciales entre la gouvernance de l’eau, l’accès à l’assainissement, l’équité de genre et les défis climatiques. Après deux années de recherche, est venue l’heure de la restitution, d’où le présent atelier qui poursuit quatre objectifs majeurs.

Il s’agit entre autres de présenter les principaux résultats scientifiques issus des travaux de terrain ; de créer un cadre de dialogue franc et constructif entre les acteurs du secteur ; de tirer les leçons de ces deux années d’expérimentation ; et enfin d’identifier des perspectives concrètes d’utilisation et de valorisation des données pour les politiques publiques.

Gountiéni Lankoandé, secrétaire exécutif du GRAAD

Selon Gountiéni Lankoandé, secrétaire exécutif du GRAAD, ces recherches ont apporté un éclairage novateur sur l’inclusivité des politiques publiques. « Nous avons abordé la question de manière systémique. Généralement, l’eau, l’assainissement et le climat sont traités de façon sectorielle. Et là , nous proposons un cadre intégré qui associe ces trois dimensions, tout en visant à réduire la lourde charge qui pèse sur les femmes, les mères et les filles en matière de collecte, de gestion et de stockage de l’eau », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, il a soutenu que si l’analyse révèle que l’Afrique de l’Ouest et Centrale avec une avance marquée pour l’Afrique de l’Ouest réussit à formuler des politiques pertinentes et bien structurées, la concrétisation sur le terrain reste le principal obstacle. Pour Gountiéni Lankoandé, si le développement des infrastructures progresse, les véritables enjeux résident désormais dans l’outillage, l’action opérationnelle et l’application effective des cadres stratégiques.

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Présent à la cérémonie, Ahmed Ouattara, représentant du ministre de la Construction de la Patrie, a salué des travaux capables de fournir des données probantes pour orienter efficacement les investissements publics.

Ahmed Ouattara, représentant du ministre de la Construction de la Patrie

Néanmoins, il a rappelé que l’accès universel à l’eau potable demeure un défi majeur au Burkina Faso. À l’en croire, bien que des progrès notables aient été enregistrés grâce aux initiatives gouvernementales, des contraintes persistent quant à la continuité des services d’eau et à la réduction des temps d’attente aux points d’eau.

Du reste, Ahmed Ouattara a invité les participants à s’approprier les résultats de recherche pour les traduire en actions publiques concrètes. En plus, il a souligné que cette démarche s’inscrit pleinement dans la vision d’une souveraineté scientifique, où les décisions nationales s’appuient sur des données endogènes pour permettre aux citoyens de maîtriser leur propre destin.

Aminata Catherine SANOU

Burkina 24

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