Rentrée des juridictions : Quand la justice retrouve ses racines

L’audience solennelle de rentrée des juridictions du Burkina Faso, au titre de l’année judiciaire 2026-2027, s’est tenue ce vendredi 2 octobre 2026 à Ouagadougou, sous le très haut patronage du Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, Chef de l’Etat, Garant de l’indépendance du Pouvoir judiciaire.
« Apport des mécanismes traditionnels de règlement des litiges pour un meilleur accès à la justice au Burkina Faso » est le thème retenu pour la rentrée judiciaire 2026-2027 des juridictions du Burkina Faso. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités, dont des représentants des pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).

Présent à cette audience solennelle, Mamadou Kassogué, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux du Mali, a exprimé la satisfaction de son pays et du Niger d’avoir pris part à cette cérémonie. « Nous avons été très heureux de suivre cette cérémonie solennelle », a-t-il déclaré.
S’agissant de la thématique, le ministre malien l’a jugée d’actualité. Selon lui, elle traduit la volonté des dirigeants des pays de l’AES de promouvoir une plus grande africanisation des pratiques judiciaires, à travers notamment la valorisation des mécanismes endogènes de règlement des différends. « C’est un travail remarquable qu’il faut saluer, et qui va inspirer le Mali et le Niger, qui sont déjà engagés sur cette même voie », a-t-il indiqué.

Pour sa part, Me Edasso Rodrigue Bayala, ministre de la Justice et des Droits humains du Burkina Faso, a indiqué que l’audience solennelle a notamment servi de cadre pour faire le bilan de l’année écoulée et dresser un état des lieux de l’année civile à mi-parcours.
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Évoquant la loi portant Faso Bu Kaooré, le ministre a estimé que les mécanismes traditionnels de règlement des différends devraient contribuer à améliorer considérablement l’accès à la justice.
« Nous pensons que les instances traditionnelles de règlement des différends, à travers la loi portant Faso Bu Kaooré, vont nous permettre d’aller à la vitesse grand V en termes d’accessibilité à la justice », a-t-il déclaré. Il a par ailleurs relevé que l’ensemble des acteurs se sont approprié cette loi et seraient même en avance sur les dispositions en cours de préparation au niveau de la chancellerie.

Le ministre de la Justice a également réaffirmé la disponibilité de son département à accompagner l’ensemble des acteurs dans la mise en œuvre de cette réforme. L’objectif, a-t-il expliqué, est de faire en sorte que « la justice au Burkina Faso soit une réalité, pour qu’elle ne soit pas une justice qui existe pour sanctionner, pour exclure, mais une justice qui va exister, réconcilier pour rassembler ».

De son côté, Pascal Bamouni, Premier président de la Cour de cassation, a souligné l’importance de rendre effectif, sur le terrain, le règlement des différends à travers la loi portant Faso Bu Kaooré. Les réflexions engagées autour de cette loi permettent de renforcer l’orientation, l’explication et la sensibilisation des différents acteurs, a-t-il dit. Ces actions devraient contribuer à une meilleure appropriation des mécanismes prévus par le dispositif et à leur mise en œuvre effective, a-t-il aussi laissé entendre.
Ainsi, à travers la valorisation des mécanismes traditionnels de règlement des litiges, la rentrée judiciaire 2026-2027 entend ouvrir davantage la justice burkinabè aux réalités sociales et aux pratiques endogènes, dans une perspective de rapprochement de la justice avec les populations.
Tambi Serge Pacôme ZONGO
Burkina 24




