Burkina Faso : Un plan d’urgence de plus de 254 milliards FCFA et 750 forages subventionnés pour booster la campagne sèche 2026-2027

Le gouvernement burkinabè intensifie ses efforts pour garantir la sécurité alimentaire à travers le lancement officiel du plan d’urgence de la campagne sèche 2026-2027. Présenté lors d’une conférence de presse animée le jeudi 8 octobre 2026 à Ouagadougou par le ministère de l’agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques, ce programme met un accent particulier sur la réalisation de forages à prix subventionnés. Cette initiative vise à stimuler la production agricole nationale, réduire la vulnérabilité face aux aléas climatiques et engager activement les acteurs locaux dans la quête de la souveraineté alimentaire.
Pour faire face aux contraintes pluviométriques et maximiser l’exploitation des ressources hydrauliques et foncières du pays, le gouvernement a déployé une stratégie budgétaire d’envergure.
Selon Oula Damien Ouattara, directeur général de la société Faso Agropole (SOFA), le coût global de ce plan d’urgence s’élève à 254,79 milliards de FCFA. En effet, ce montant servira à financer dix opérations majeures, réparties équitablement entre cinq actions conjoncturelles et cinq actions structurelles.

« Les opérations conjoncturelles visent à ce que nous puissions exploiter l’ensemble des potentiels possibles pour cette campagne sèche. Pendant que les opérations structurelles visent à consolider notre capacité à faire face à ce type de risque dans le futur », a-t-il expliqué.
Par ailleurs, il a soutenu que le plan d’urgence englobe un éventail d’aménagements hydro-agricoles, incluant l’aménagement de périmètres irrigués, la réalisation de forages ainsi que la mobilisation des artisans locaux pour la confection d’équipements adaptés. En outre, il a précisé que l’action phare de ce programme réside dans l’octroi d’une subvention pour la réalisation de 750 forages d’ici novembre 2026.
A l’en croire, dans le cadre de ce mécanisme d’appui, l’État prend intégralement en charge à titre gratuit le premier essai de foration. « Lorsque le forage se révèle positif, la prise en charge étatique s’étend à la fourniture et la pose du tubage PVC, au développement de l’ouvrage, à l’essai de pompage, à l’analyse de l’eau et à l’accompagnement technique pour l’installation des pompes et de leurs équipements annexes », a-t-il détaillé.
Selon Oula Damien Ouattara, conformément aux orientations de la présidence du Faso, ce dispositif repose sur un principe de coresponsabilité. En effet, il a argué que la contribution financière des bénéficiaires couvre la réalisation préalable de la prospection géophysique pour localiser le point d’eau, l’acquisition de la pompe immergée, l’achat des panneaux solaires nécessaires à la création du champ photovoltaïque ainsi que les accessoires de raccordement.

Du reste, il a précisé que l’accès à cette opération spéciale est ouvert à l’ensemble des producteurs burkinabè, qu’il s’agisse d’exploitants individuels ou d’organisations paysannes légalement constituées.
« Pour y participer, il faut avoir au moins deux hectares en exploitation effective, un titre foncier ou une attestation de possession foncière ou une attestation coutumière qui est signée par les commissions villageoises ; un acte de cession ou un contrat de bail. Il faut que le promoteur réunisse les équipements avant même que la foration ne puisse être engagée.
Il faut que le promoteur réalise la prospection géophysique nécessaire pour identifier le point où la foration doit avoir lieu au niveau de son site et, enfin, il faut qu’il s’engage à entretenir l’ouvrage qui sera ainsi réalisé et à maintenir son exploitation dans le cadre des objectifs qu’il a lui-même décidé d’engager pour répondre à l’appel à candidatures », a-t-il fait savoir.
Les souscriptions se dérouleront du 12 octobre au 18 octobre 2026 à 23h59. Le retrait et le dépôt des dossiers de candidature sont entièrement gratuits. Pour accompagner les souscripteurs et fournir toute information complémentaire, le numéro vert 51 51 34 04 a été mis en service.
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Aminata Catherine SANOU
Burkina 24




