Finances, Franc CFA, dette, monnaie de l’AES : Le Pr Salifou Ouédraogo décrypte les choix économiques du Burkina Faso  

Entre amélioration des indicateurs économiques, défis structurels et volonté de renforcer leur autonomie financière, où en sont réellement le Burkina Faso et les autres pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) ? Quelles politiques économiques doivent-ils désormais privilégier pour consolider leur souveraineté économique et financière ? Dans cette interview, le Professeur Salifou OUEDRAOGO, enseignant-chercheur en sciences économiques et de gestion, spécialiste de l’économie monétaire et directeur du département de l’UFR/SEG, livre son analyse et revient sur les principaux défis et leviers de transformation économique de l’espace AES.

Burkina24 : Le Burkina Faso fait des efforts en matière de mobilisation des recettes et de financement de l’économie. Comment analysez-vous la situation économique actuelle du pays et quelles sont, selon vous, ses principales forces et fragilités ?

Professeur Salifou OUEDRAOGO : Par rapport à votre question sur la situation économique actuelle, je peux dire que la situation économique  est bonne. Elle peut être qualifiée en fait de bonne, pour plusieurs raisons : La première raison, si on prend effectivement le taux de croissance économique.

La croissance économique étant entendue comme tout simplement une augmentation soutenue de la production pendant une ou  plusieurs périodes longues. En  général, d’un indicateur , c’est  le produit global en termes réels.

Et le produit global en termes réels ici est le PIB réel. Autrement dit c’est le produit intérieur brut réel, qu’on calcule tout simplement en utilisant l’ensemble des valeurs ajoutées. Autrement dit, c’est la différence entre la production et la consommation intermédiaire.

Et si on regarde effectivement l’évolution de cette production, en tout cas sur ces PIB entre 2024 et 2025, on voit qu’il y a une augmentation de 0,5 point de pourcentage. Et si on prend en fait ce PIB et on divise par le nombre de population, on obtient ce qu’on appelle le PIB réel par habitant.

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Donc c’est vraiment un point qui montre effectivement que l’économie se porte bien. La situation peut être qualifiée de bonne. Un second indicateur qui montre que la situation est bonne, c’est au niveau de l’inflation. Entre 2024 et 2025, on peut dire effectivement qu’il y a une maîtrise de l’inflation. Et pourquoi ? Parce que tout simplement il y a une diminution du taux d’inflation d’environ 0,5 point de pourcentage.

On peut parler effectivement de désinflation, autrement dit une baisse du taux d’inflation. Je ne parle pas en fait de déflation, je parle de désinflation, parce que la déflation c’est tout simplement une baisse durable et généralisée du niveau des prix.

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Donc c’est un critère également qui montre que la situation économique est bonne. Un autre critère qu’on peut considérer, c’est le déficit budgétaire par rapport au PIB. Entre 2024 et 2025, on est passé de 5,8% à 1,8%. Ce qui veut dire qu’il y a une baisse du déficit budgétaire par rapport au PIB. Et cette situation est bonne parce que tout simplement la norme communautaire nous donne un seuil de 3% à ne pas dépasser.

Donc nous sommes passé de 5,8% à 1,8%. Ce sont les chiffres qu’on peut trouver au niveau des rapports de la banque mondiale qui montrent que la situation économique est vraiment bonne. Donc voilà en fait quelques indicateurs.

On peut ajouter également le solde courant, autrement dit la différence entre les importations et les exportations. Donc un solde positif distribué de 3%, ça veut dire qu’on a exporté plus qu’on a importé. Ce sont donc des situations qui sont encourageantes. Voilà en fait pourquoi j’ai dit que la situation économique du Burkina peut être qualifiée de bonne.

Burkina 24 : Quelles pourraient être les fragilités selon vous ?

Professeur Salifou OUEDRAOGO : Déjà même,  les forces, parce que quand on parle au niveau du Burkina, c’est déjà la résilience. Quand on parle de résilience, c’est la capacité de l’économie à amortir les chocs. Donc un choc étant  un événement, un imprévu.

Notre économie est résiliente et ça il faut le souligner. Le second élément qu’il faut souligner, c’est la bonne volonté de nos dirigeants. Nos dirigeants, on les voit sur le terrain, qui fournissent beaucoup d’efforts pour que l’économie puisse bien fonctionner. Donc ce sont des aspects positifs.

Un autre aspect qui est une force, c’est vraiment la jeunesse de notre population. La population est vraiment jeune. Et donc effectivement cette population jeune, si elle est bien exploitée, peut en tout cas améliorer notre économie. En termes de faiblesse, ce sont les chocs climatiques. Autrement dit  les changements climatiques.

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Ce qui  fait  que souvent, on a des poches de sècheresse . Et là c’est pas bon pour l’agriculture. Il y a également la situation de sécurité qui s’améliore considérablement. Même s’il y a toujours des efforts à faire.

Un autre point, c’est la faiblesse du capital humain. Quand on parle du capital humain, on parle d’éducation et de santé. Donc il y a une faiblesse à ce niveau-là. Donc pour bien former cette population jeune, il faut en fait fournir des soins en termes de quantité et en termes de qualité. Quand on regarde, nos exportations sont concentrées spécifiquement sur l’or.

C’est-à-dire que quand on regarde la valeur de l’or parmi l’exportation totale, c’est environ 90% sinon même plus selon les chiffres de la banque mondiale. cela peut poser un problème s’il y a un retournement de situations, notamment si il y a une baisse du prix de l’or au niveau international.

Burkina 24 : Les régies de recettes ont mobilisé 448 milliards de FCFA en juillet 2026, contre une prévision de 369 milliards, soit un taux de réalisation de 121,41 %. Comment expliquez-vous cette performance exceptionnelle ? Est-elle principalement liée à une amélioration du recouvrement, à une hausse de l’activité économique, ou à des mesures fiscales ?

Professeur Salifou OUEDRAOGO : Dores et  déjà, il faut féliciter en tout cas le ministre de l’économie, le ministre Nacanabo, pour  les efforts qui sont déployés. Et féliciter aussi ses collaborateurs. Je veux parler de la direction générale des impôts. Je veux parler également de la direction générale du Trésor et aussi les agents de la direction générale des douanes qu’il faut vraiment saluer au passage pour les efforts qui sont fournis pour mobiliser autant de recettes. Lorsqu’on regarde par rapport à la mobilisation, les taux de réalisation, vous l’avez dit, c’est environ 121% en fin juillet.

C’est un chiffre qui est très bon. En juillet 2026, on avait déjà les prémices. Pour le premier semestre 2026, on avait déjà un taux de réalisation d’environ 108%. Et je disais aux collègues en ce temps que si la situation se poursuivait, on allait avoir  une mobilisation record. Et quand on compare en fait la mobilisation des recettes fiscales au premier trimestre 2026 par rapport au premier trimestre 2025, on voit qu’il y a une augmentation de 17%.

On espère que la situation va se poursuivre. Et pourquoi , il y a tout cela ? Vous avez parlé de taux de recouvrement. Il y a eu des efforts en matière de recouvrement qui permettent d’avoir tout simplement un taux assez élevé. Et est suivi la contribution  des contribuables qui permet d’avoir ces recettes-là. Un autre aspect qui est important, c’est les recettes de la vente de l’or à l’extérieur.

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Donc les entrées en matière de finances, issues effectivement de la vente de l’or, peuvent augmenter effectivement la base imposable. Donc ce qui fait que , mécaniquement, c’est qu’il peut y avoir une augmentation des recettes. Un autre aspect qu’il faut vraiment souligner et saluer, c’est la mise en place plutôt de la plateforme nationale du paiement.

Et cette plateforme est vraiment bien à propos parce que tout simplement, ça permet de donner des informations aux contribuables. Ça c’est la première chose. La deuxième chose, ça permet de tracer les contribuables.

Tracer les contribuables pour vraiment voir s’ils sont à jour ou pas. Et troisième chose, ça permet de faciliter le paiement. Un dernier aspect, ça évite le contact avec l’argent. Ce qui peut réduire la corruption et éviter en tout cas ce qu’on appelle les fuites en matière de ressources.

Donc voilà en fait des éléments qu’il faut vraiment, en tout cas qu’on peut dire, qui ont contribué à avoir des recettes, des taux de réalisations assez élevées en matière de mobilisation de ressources fiscales.

Burkina 24 : Cette mobilisation record intervient alors que le Burkina Faso cherche à renforcer ses ressources internes et à réduire sa dépendance aux financements extérieurs. Peut-on considérer que ces résultats traduisent un changement structurel dans la capacité de l’État à mobiliser ses recettes, ou faut-il encore rester prudent avant de tirer une telle conclusion ?

Pr Salifou OUEDRAOGO : C’est une question très pertinente. Des efforts importants ont effectivement été accomplis par rapport à l’année dernière, mais il est encore trop tôt pour tirer une conclusion définitive. Il faudra observer l’évolution de ces résultats sur plusieurs années peut-être cinq ans au minimum  afin de déterminer si la tendance se poursuit. C’est à cette condition que l’on pourra véritablement parler d’un changement structurel et durable.

Cela dit, les mesures déjà prises constituent un signal encourageant. Je pense notamment aux nouvelles règles fiscales ainsi qu’au quitus fiscal, qui vise à inciter, voire à contraindre, les contribuables à s’acquitter de leurs obligations. En économie, ces règles relèvent de ce que nous appelons les institutions, c’est-à-dire l’ensemble des règles formelles et informelles qui structurent les relations humaines.

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Or, les institutions ont vocation à s’inscrire dans la durée. Il vaut donc mieux disposer d’institutions fortes et stables que de dépendre de mesures ponctuelles. De ce point de vue, nous pouvons dire que la dynamique est bien engagée, en espérant qu’elle se poursuive, notamment grâce à l’innovation fiscale.

La digitalisation en cours dans notre pays offre justement une occasion majeure d’innover dans ce domaine. Elle doit permettre à l’État d’adapter son cadre fiscal et juridique à l’évolution de l’économie. Une avancée importante consisterait à interconnecter plusieurs bases administratives : l’identifiant numérique, les impôts, les douanes, le foncier, les immatriculations, les paiements en ligne, les banques et la sécurité sociale.

La mise en réseau de ces différentes bases faciliterait les recoupements, permettrait de mieux repérer les niches fiscales et aiderait à déterminer s’il faut prioritairement élargir l’assiette fiscale ou, le cas échéant, ajuster certains taux. C’est ainsi que des progrès durables pourront être réalisés dans la mobilisation des recettes fiscales.

Burkina 24 : Dans le cadre de la souveraineté monétaire, la création éventuelle d’une monnaie commune aux trois pays de l’AES est régulièrement évoquée dans le débat public. Quelles seraient, selon vous, les conditions indispensables pour qu’une telle monnaie soit viable ?

Professeur Salifou OUEDRAOGO : Pour parler de la viabilité d’une monnaie, il faut d’abord rappeler ses principales fonctions. La monnaie sert d’unité de compte, d’intermédiaire des échanges et de réserve de valeur. À partir de là, plusieurs conditions sont nécessaires pour qu’une monnaie soit viable. La première précondition est la mise en place d’une institution chargée de gérer la monnaie, c’est-à-dire une banque centrale, également appelée banque d’émission ou « banque des banques ».

La création de cette banque centrale suppose notamment de disposer de réserves de changes. . Ces réserves ne se limitent pas à l’or. Elles peuvent également être constituées de devises étrangères, c’est-à-dire de monnaies ayant cours légal au niveau international, comme le dollar américain, l’euro, la livre sterling, le yuan ou encore le yen. Elles peuvent aussi inclure les droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international.

Ces réserves sont essentielles à plusieurs niveaux. Elles constituent d’abord une base pour la création et la crédibilité de la banque centrale. Elles peuvent également être utilisées pour défendre la monnaie, selon le régime de change qui sera retenu. Enfin, elles permettent de faciliter les transactions commerciales et financières avec l’extérieur.

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Une question importante se pose alors : quel niveau de réserves faut-il constituer au départ ? Pour avoir un ordre de grandeur, il faudrait notamment examiner la masse monétaire en circulation dans les trois pays et déterminer le niveau de réserves nécessaire pour assurer la crédibilité et la stabilité de la nouvelle monnaie. La deuxième condition concerne le choix du régime de change. Il faut définir un régime de change crédible et adapté aux réalités économiques des trois pays.

Comme le disait l’économiste Milton Friedman, il n’existe pas de régime de change qui soit nécessairement le meilleur « en tout temps et en tout lieu ». Le choix doit donc être effectué en fonction des caractéristiques et des objectifs économiques des pays concernés. La troisième condition est celle de la convergence économique. Il faut définir des critères de convergence qui soient à la fois réalistes, pertinents et suffisamment exigeants. Ils ne doivent être ni trop contraignants, ni trop laxistes.

À titre d’exemple, dans l’UEMOA, certains critères portent sur l’inflation, qui doit rester sous le seuil de 3 %, le déficit budgétaire, qui ne doit pas dépasser 3 % du PIB, ou encore la dette publique, dont l’encours ne doit pas excéder 70 % du PIB. Il n’est toutefois pas obligatoire de reprendre exactement ces critères. Ils peuvent faire l’objet d’une réflexion et être adaptés aux réalités économiques des pays de l’AES.

La convergence est particulièrement importante parce que des divergences trop importantes entre les économies peuvent exercer des pressions sur la politique monétaire. Si certains pays s’éloignent fortement des objectifs fixés par la banque centrale, celle-ci pourrait être amenée à adopter une politique monétaire restrictive, notamment en réduisant la masse monétaire en circulation. Une telle politique pourrait avoir des effets défavorables sur les économies qui connaissent déjà des difficultés. La quatrième condition est la mise en place d’un traité monétaire précis et contraignant.

Ce traité devrait notamment définir clairement le mandat de la banque centrale. Celui-ci pourrait porter sur la stabilité des prix, mais également sur la stabilité financière. Il faut également garantir l’indépendance de la banque centrale. Cette indépendance doit être inscrite dans ses statuts et se traduire concrètement dans son fonctionnement. La banque centrale ne devrait pas recevoir d’instructions des gouvernements concernant ses décisions de politique monétaire.

Cette indépendance est fondamentale, notamment pour éviter les pressions politiques visant à faire financer les déficits publics par la création monétaire. Un financement monétaire excessif des déficits peut entraîner une augmentation de la masse monétaire et, à terme, alimenter l’inflation. Cela pourrait empêcher la banque centrale d’atteindre son objectif de stabilité des prix.Voilà, à mon sens, les principales préconditions à réunir pour garantir la viabilité d’une éventuelle monnaie commune de l’AES.

Burkina 24 : Au regard de ce que sont en train de faire le Burkina Faso, le Mali et le Niger, peut-on dire qu’ils sont sur la bonne voie, surtout lorsque l’on sait que le Burkina Faso est en train de renforcer ses réserves d’or ?

Professeur Salifou OUEDRAOGO : Lorsqu’on parle de réserves officielles de change, il ne faut pas se limiter à l’or. L’or constitue effectivement une composante importante des réserves, mais il faut également disposer de devises étrangères. Les efforts réalisés en matière de renforcement des réserves d’or sont donc encourageants. Si cette dynamique se poursuit, les pays pourraient, au moment opportun, disposer d’un stock d’or suffisamment important pour contribuer à la constitution des réserves nécessaires.

Mais il faut garder à l’esprit que l’AES regroupe trois pays : le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Il est donc important que les trois États avancent de manière coordonnée et que les efforts de constitution des réserves soient également réalisés au niveau du Mali et du Niger. L’objectif est qu’au moment où une décision serait prise de créer une monnaie commune et une banque centrale, les trois pays puissent disposer collectivement d’un niveau de réserves suffisamment solide pour soutenir cette nouvelle architecture monétaire.

Burkina 24 : Toujours dans le débat monétaire actuel, plusieurs options se dessinent : maintien du franc CFA, création de l’Eco dans le cadre de la CEDEAO ou mise en place d’une monnaie propre à l’AES. Sur le plan strictement économique, laquelle de ces options vous paraît aujourd’hui la plus réaliste et pourquoi ?

Professeur Salifou OUEDRAOGO : Lorsqu’on évoque le franc CFA, la CEDEAO et l’AES, il faut d’abord rappeler que le projet de monnaie unique de la CEDEAO n’est pas récent. La volonté de mettre en place une monnaie unique remonte à plusieurs décennies. Elle a été réaffirmée à différentes reprises, avec plusieurs échéances qui ont finalement été repoussées. Aujourd’hui encore, l’objectif est fixé à 2027. Or, 2027 est désormais très proche. Le report successif des échéances peut naturellement conduire certains pays à s’interroger sur la pertinence de cette démarche et à envisager d’autres options.

Il faut également tenir compte des attentes des populations. Les citoyens ont des besoins économiques et sociaux auxquels les politiques publiques doivent répondre. La monnaie peut contribuer à satisfaire ces besoins, même si elle ne peut évidemment pas, à elle seule, résoudre tous les problèmes économiques d’un pays. Pour ma part, je ne pense donc pas qu’il faille aujourd’hui adopter une stratégie rigide consistant à choisir immédiatement entre le FCFA, l’Eco ou une monnaie de l’AES.

Je proposerais plutôt une stratégie en trois étapes : à court, moyen et long termes. À court terme, il me paraît plus réaliste de poursuivre avec le cadre actuel de l’UEMOA. Il faut continuer à utiliser les mécanismes existants tout en travaillant à améliorer leur fonctionnement. À moyen terme, il faudrait engager une véritable diplomatie économique et monétaire avec les autres pays de l’UEMOA. Il s’agirait de discuter et de négocier afin de voir s’il est possible de faire évoluer le système monétaire actuel vers une monnaie qui réponde davantage aux aspirations et aux réalités économiques des États membres.

L’objectif serait notamment de parvenir à un système monétaire qui permette de mieux soutenir et dynamiser les économies de la région.

À long terme, si ces discussions et ces négociations n’aboutissent pas, il pourrait alors être envisagé de créer une monnaie commune au niveau de l’AES. Mais cette dernière option aurait évidemment des implications institutionnelles importantes. Il faudrait notamment examiner la question de la sortie de l’UEMOA, car il serait difficile de créer une monnaie propre à l’AES tout en restant dans un cadre monétaire où les autres États membres souhaitent conserver le système actuel.

Salifou OUEDRAOGO

Pour Burkina24

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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