RDC : La police belge perquisitionne des domiciles liés à l’entourage de Félix Tshisekedi

La police belge a perquisitionné, mercredi 14 octobre 2026, plusieurs domiciles à Bruxelles et dans ses environs dans le cadre d’une enquête pour blanchiment d’argent présumé lié aux revenus miniers de la République démocratique du Congo (RDC). Selon deux avocats à l’origine de la plainte, les personnes concernées seraient proches du président congolais Félix Tshisekedi, rapporte BBC.

L’enquête fait suite à une plainte déposée en Belgique en 2025 par un groupe d’organisations non gouvernementales de la province du Katanga, dans le sud de la RDC, regroupées au sein de DESC/RDC.

Les avocats Bernard Maingain, en Belgique, et Hervé Diakese, établi en France, affirment que la plainte porte sur des soupçons de détournement de revenus miniers appartenant aux communautés locales, ainsi que sur le blanchiment des fonds présumés issus de ces opérations.

Selon Me Diakese, certaines personnes visées auraient accumulé des richesses disproportionnées par rapport à leurs revenus légaux présumés. Les plaintes concernent notamment des citoyens belges résidant en Belgique, ce qui a motivé la saisine des autorités judiciaires du pays.

Le parquet fédéral belge a confirmé que des perquisitions avaient été menées à plusieurs adresses de Bruxelles et de ses périphéries nord et sud, dans le cadre d’une enquête pour blanchiment d’argent ouverte après une plainte déposée par des ONG en 2025.

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Le parquet n’a toutefois pas confirmé que les personnes visées étaient des proches de Félix Tshisekedi. Un porte-parole du président congolais a, pour sa part, refusé de commenter l’affaire.

Cette enquête intervient alors que la RDC, riche en cuivre, en cobalt et en autres minerais stratégiques, cherche à attirer davantage d’investissements dans son secteur minier, régulièrement confronté à des accusations de corruption.

Elle survient également dans un contexte politique et sécuritaire tendu pour le président Tshisekedi, confronté aux violences dans l’est du pays, à une épidémie d’Ebola et aux critiques de l’opposition concernant ses intentions politiques.

Selon les avocats à l’origine de la plainte, les investigations ne concernent pas uniquement les membres de la famille proche du chef de l’État, mais également d’autres personnes appartenant à son cercle relationnel élargi.

À ce stade, les faits évoqués relèvent de soupçons faisant l’objet d’une enquête judiciaire. Les autorités belges n’ont pas publiquement confirmé l’identité des personnes visées par les perquisitions.

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