Santé au Burkina Faso : Les langues nationales au cœur d’une campagne de sensibilisation dès le 2 novembre 2026

Pour briser la barrière de la langue et rapprocher l’information sanitaire des citoyens, le ministère de la Santé lance, du 2 au 30 novembre 2026, le mois de la communication sanitaire en langues nationales. Une initiative d’envergure nationale placée sous le slogan « Le Ministère de la Santé nous parle dans nos langues ».
Au Burkina Faso, les infrastructures modernes et les équipements performants ne suffisent pas à eux seuls si les populations ignorent comment se protéger ou peinent à accéder à temps aux services de soins. C’est le constat dressé par le Ministère de la Santé, qui entend bien révolutionner sa stratégie de sensibilisation grâce à une approche directe et inclusive.
Pour joindre l’acte à la parole, le ministre de la Santé, Robert Lucien Kargougou, a prononcé son discours de lancement à la fois en mooré et en dioula.
« Nous ne voulons pas seulement parler de santé aux populations. Nous voulons leur parler dans leurs langues, les écouter, répondre à leurs préoccupations et leur permettre de devenir pleinement actrices de leur propre santé », a expliqué Robert Lucien Kargougou, ministre de la Santé.

Pour porter ce message au cœur des foyers, les médias et les radios partenaires sont érigés en acteurs clés. Le top départ des activités médiatiques sera marqué par une émission spéciale diffusée en langue mooré, le samedi 31 octobre 2026 à partir de 10 h sur Radio Burkina, avec un relais assuré par l’ensemble des radios partenaires.
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Dans la suite de son propos, le ministre a détaillé le calendrier des semaines à venir.
«La première semaine sera consacrée à la redevabilité sur les actions, les réformes et les réalisations enregistrées dans le secteur de la santé depuis septembre 2022. Les trois semaines suivantes permettront d’aborder les problématiques sanitaires propres aux différentes régions, avec la participation de professionnels de santé et une place accordée aux préoccupations des auditeurs», a détaillé le ministre.

Il a terminé en faisant comprendre que « notre ambition est simple : faire de la communication sanitaire un véritable espace d’information, de dialogue et de confiance entre les services de santé et les populations.
Car la santé ne commence pas uniquement dans un centre de santé ou dans un hôpital. Elle commence aussi au sein des familles, dans les habitudes quotidiennes, dans les choix que nous faisons et dans notre capacité à reconnaître les risques et à adopter les bons comportements».
Flora KARAMBIRI
Burkina 24




