Championnat d’haltérophilie 2026 : Judicaël Bayala détrône le champion sortant à Diébougou
La Fédération burkinabè d’haltérophilie a organisé son championnat national les 26 et 27 septembre 2026 à Diébougou, dans la région du Djôrô. Quelque 60 haltérophiles venus de huit régions ont pris part à la compétition. Dans la catégorie senior de plus de 84 kg, Judicaël Bayala du Djôrô, a créé la surprise en détrônant le champion sortant, Abdoul Razack Ouandaogo, du Guiriko.
Judicaël Bayala est le nouveau champion national dans la catégorie senior de plus de 84 kg. A domicile, l’haltérophile du Djôrô a soulevé au total 260 kg, avec 120 kg à l’arraché et 140 kg à l’épaulé-jeté. Cette performance lui permet de prendre la première place devant Abdoul Razack Ouandaogo, du Guiriko, qui dominait cette catégorie ces dernières années. Sié Aimé Prosper Kam, également du Djôrô, complète le podium.
La victoire de Bayala est d’autant plus appréciée qu’elle intervient face à un adversaire qu’il voulait justement battre. « Sans mentir, je suis tellement content que je n’ai pas de mots. Je me suis donné à l’entraînement. Je me suis battu pour pouvoir battre Ouandaogo qui est chaque année le champion. Le public m’a poussé à le battre », affirme le nouveau champion.

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Le champion national reconnaît également le travail de son entraîneur, qui l’a accompagné dans sa progression. Après ce titre national, Judicaël Bayala nourrit déjà de nouvelles ambitions et espère pouvoir représenter le Burkina Faso hors du pays.
Le Djôrô s’illustre à domicile
La région du Djôrô s’est particulièrement illustrée au cours de cette édition. Dans la catégorie senior des moins de 80 kg, Nab Alexis Somé, du Djôrô, s’est également adjugé la première place avec une charge cumulée de 245 kg. Il devance Fulbert Ouédraogo, du Nando, et Arnold Hyppolite Hien, du Djôrô.
Chez les seniors dames, Haoua Gnaba, du Djôrô, s’est imposée avec une charge cumulée de 125 kg. Elle met ainsi fin à la domination de Hawa Ouédraogo, du Guiriko, qui s’était jusque-là montrée difficile à battre dans sa catégorie. Chez les jeunes, la région du Nando s’est également distinguée. En U19 garçons, Roméo Zouzoua a soulevé une charge cumulée de 190 kg, avec 75 kg à l’arraché et 115 kg à l’épaulé-jeté.
Chez les filles, Béatrice Kiemdé, du Nando, a pris la première place avec 105 kg au total, soit 50 kg à l’arraché et 55 kg à l’épaulé-jeté.
Huit régions au rendez-vous
Au total, 60 athlètes, hommes et femmes, ont participé à ce championnat national. Ils sont venus des régions du Kadiogo, du Guiriko, des Kuilsé, du Bankuy, du Djôrô, du Nakambé, du Nando et du Yadga. Les compétiteurs se sont affrontés dans les deux mouvements qui composent les épreuves d’haltérophilie : l’arraché et l’épaulé-jeté. Dans chaque catégorie, les trois premiers ont reçu des récompenses en nature et en espèces.
La compétition s’est déroulée au stade provincial de Diébougou, en présence des autorités administratives, coutumières et religieuses de la localité. Pour la Fédération burkinabè d’haltérophilie, le choix de Diébougou n’est pas un hasard. Selon son vice-président, Moussa Kaboré, les performances réalisées par les athlètes du Djôrô lors des précédents championnats nationaux ont motivé cette décision.

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« Nous avons choisi la région du Djôrô parce que, lors des championnats nationaux de 2024 et 2025, nous avons remarqué que les compétiteurs du Djôrô sortaient du lot. C’est une façon pour nous de reconnaître le travail accompli par les acteurs de la région », explique-t-il.
La Fédération veut également profiter de ces compétitions pour faire connaître davantage l’haltérophilie dans les différentes régions du pays. « Nous avons pour ambition de vulgariser notre discipline à travers tout le Burkina. Notre vision est de faire le tour des différentes régions pour permettre au public de connaître notre discipline et de savoir comment la pratiquer », ajoute Moussa Kaboré. Le vice-président se dit par ailleurs satisfait du niveau de cette édition.
« Nous avons eu une belle compétition. Nous avons un championnat national de belle facture, avec des résultats satisfaisants. D’année en année, nous avons de meilleurs résultats. Nous sommes satisfaits du travail accompli par les acteurs sur le terrain », estime-t-il. A Diébougou, le championnat national 2026 aura donc aussi permis de mettre en lumière les progrès réalisés dans les régions et l’émergence de nouveaux champions, à l’image de Judicaël Bayala.




