Sociétés privées de sécurité : Le salaire minimum des vigiles passe à 57 000 FCFA

Une nouvelle étape vient d’être franchie pour les travailleurs des sociétés privées de sécurité au Burkina Faso. Après plusieurs années de négociations, une convention collective consacrant de nouvelles règles sociales et professionnelles dans le secteur a été signée, le mardi 29 septembre 2026 à Ouagadougou.
L’une des principales avancées concerne la rémunération des vigiles. Désormais, leur salaire de base devra atteindre au minimum 57 000 FCFA. « Le salaire des vigiles aujourd’hui passera au minimum à 57 000 FCFA », a annoncé le ministre des Services du peuple, Mathias Traoré, lors de la cérémonie de signature.
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Mais la nouvelle convention ne s’arrête pas à la question salariale. Elle prévoit également la mise en place d’un plan de carrière pour les travailleurs des sociétés privées de sécurité. Des indemnités pourront aussi être accordées, en fonction des initiatives de chaque entreprise, ainsi que des avantages en nature.
Pour Mathias Traoré, cette convention constitue « un instrument essentiel » pour améliorer les relations professionnelles dans un secteur qui compte de nombreux travailleurs. Elle vient compléter les dispositions du Code du travail en apportant des règles adaptées aux réalités particulières des sociétés privées de sécurité.
La convention est également présentée comme un levier pour améliorer les conditions de travail, renforcer la compétitivité des entreprises et consolider la paix sociale.

La signature de ce document met surtout fin à un processus entamé depuis plusieurs années. Les négociations ont débuté en 2017, avant d’aboutir à cette formalisation.
Du côté des organisations syndicales, l’heure est donc à la satisfaction. El Hadj Inoussa Nana, secrétaire général des Forces ouvrières/Union nationale des syndicats (FO-UNS), parle d’une « avancée ».
« C’est vraiment un processus qui vient d’être abouti, parce que depuis 2017 que nous sommes derrière cette convention. C’est vraiment une avancée, parce qu’il y a beaucoup de choses qui ont été retenues dans cette convention. Ce n’est pas que le volet rémunération », a-t-il souligné.
Au-delà de la revalorisation salariale, les signataires veulent ainsi poser les bases d’un cadre professionnel plus structuré, avec davantage de perspectives pour les travailleurs et de visibilité pour les entreprises du secteur.
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Sié Frédéric KAMBOU
Burkina 24




