Cancer du sein : Le diagnostic moléculaire par la « MammaTyper », désormais disponible au Burkina Faso

Une technologie de dernière génération ; disponibilise les résultats en seulement six (06) heures. Le Burkina Faso seul pays a en disposer dans la sous-région. Fini les traitements coûteux ou inefficaces !
Selon l’Observatoire mondial du cancer (Globocan), en 2024, le Burkina Faso enregistrait 15 000 cas de cancer avec 10 000 décès.

La même année, un peu plus de 2 100 cas de cancer du sein ont été dépistés dans notre pays, avec 1 000 décès, soit environ trois décès de femmes par jour.
Sous sa vision éclairée, le Camarade Président du Faso, Chef de l’Etat inscrit la lutte contre la maladie en une composante de l’Initiative présidentielle pour la santé (IPS).

Ainsi, l’Initiative présidentielle pour la santé (IPS), logée au Bureau national des grands projets du Burkina (BN-GPB), a permis de disponibiliser dans les Centres hospitaliers universitaires de Bogodogo (Ouagadougou) et de Pala (Bobo-Dioulasso) le diagnostic moléculaire du cancer du sein par la technique « MammaTyper ».
« C’est pour nous, médecins soignants du Guiriko, une très belle initiative, qui permet au CHU de Pala d’être à un niveau optimal pour accompagner les femmes qui pourraient souffrir du cancer du sein », s’est réjoui la Pr Téné Marceline Yaméogo, directrice des services médicaux et techniques.

Dr Bruno Adjonba, médecin biologiste au CHU de Pala, a, quant à lui, expliqué l’efficacité de MammaTyper : « En fonction du sous-type moléculaire, il propose un traitement adapté. Il n’y a plus vraiment à tâtonner sur ce qu’il faut administrer au patient », a-t-il déclaré.
Il a également relevé qu’il s’agit de la première utilisation de cette technologie en Afrique.
Il a ajouté que MammaTyper contribue non seulement à améliorer la prise en charge des patients, en offrant des résultats plus précis en seulement six heures.
Dr Adjonba et d’autres médecins et techniciens ont effectué, à Hambourg en Allemagne, une immersion dans l’optique de maîtriser l’utilisation de la technologie MammaTyper.
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«Le sous-typage nécessitait anciennement un recours à l’extérieur », note, pour sa part, Dr Valentin Konsegré, médecin anatomo-biologiste au CHU de Pala.
Cette technologie disponibiliée au Burkina permettra de réduire les évacuations sanitaires.

Après l’installation du dispositif, le Coordonnateur national de l’IPS, Camarade Drissa TRAORE, s’est rendu dans les deux CHU pour constater son fonctionnement. « Les tests sont faits avec beaucoup de précision. On a des résultats convaincants. On est sûr que la technologie est bien maîtrisée par nos praticiens », s’est-il réjoui.
« Les résultats que nous avons obtenus ont été validés par la plateforme qui gère l’interprétation et le calcul des données », a renchéri Dr R. Alexie Ouédraogo, maître de conférences agrégé en histologie embryologisto-génétique au CHU de Bogodogo.
Les prestations sont accessibles à l’ensemble des Burkinabè à des tarifs subventionnés.
Le personnel de santé des CHU de Pala et de Bogodogo a témoigné sa reconnaissance au Camarade Président du Faso pour sa vision innovante et sa volonté, matérialisée par ces actions, d’œuvrer continuellement au bien-être des populations.
À l’occasion de l’Octobre Rose 2026, le ministre de la Santé a encouragé les femmes à se faire dépister gratuitement du cancer du sein.
Source : DCRP / BN-GPB




