Taekwondo : Le Kadiogo et le Guiriko se distinguent au championnat national des petites catégories

La Ligue du Kadiogo et le district du Guiriko sont les grands vainqueurs du championnat national des petites catégories de taekwondo disputé le 4 octobre 2026. Plusieurs jeunes combattants ont remporté les finales dans leurs catégories, au terme d’une journée consacrée à la relève dans cette discipline.

Les jeunes taekwondoistes ont montré leur savoir-faire. Pour la Fédération burkinabè de karaté-do, cette compétition était l’occasion d’évaluer le travail réalisé dans les différentes ligues et de préparer les futurs champions.

Plusieurs finales se sont disputées. Chez les minimes, Bèsalia Ouattara s’impose en finale dans la catégorie des moins de 30 kg. Il a pris le dessus sur Abdoul Madjid Séré sur le score de 2-0.

Chez les cadettes, Alia Bonkoungou, de la Ligue du Kadiogo, remporte la médaille d’or chez les moins de 43 kg.

En finale, elle domine Assita Doumbia par 2-0. Dans la catégorie des moins de 48 kg, Ouattara Nacira Neyla Meymouna a remporté une finale très disputée face à Sylvie Konaté, sur le score de 2-1.

La Ligue du Kadiogo a dominé le championnat chez les cadets.

Chez les moins de 53 kg, Mouniratou Dele, du Kadiogo, a confirmé son statut de meilleure combattante. Elle s’est imposée en finale face à Adjara Leilatou Koné, au deuxième round, par KO. Chez les cadets garçons, dans la catégorie des moins de 62 kg, Jael Adonis Ouédraogo, du Kadiogo remporte le titre à Adama Djamal Hien, sur le score de 2-0.

Le Guiriko récompensé pour son travail

Plusieurs acteurs ont été distingués pour leur travail durant cette première édition. Le comité d’organisation a désigné Souley Akindi Mouthairou, du Guiriko meilleur coach chez les minimes. Chez les cadets, la distinction est revenue à Ghislain Metefara, du Kadiogo.

Du côté de l’arbitrage, Brahima Ouattara, du Tannouyan, et Me Tchandama Coulidiaty, du Kadiogo sont repartis avec les trophées meilleurs arbitres. Le Guiriko a également été récompensé pour le meilleur équilibre d’équipe chez les minimes, tandis que le Kadiogo a obtenu cette distinction chez les cadettes.

Le district du Guiriko s’est illustré chez les minimes.

Chez les combattants, Aichata Sidibé et Ange Tapsoba, tous deux du Guiriko, ont été respectivement désignés meilleure combattante et meilleur combattant minimes. Chez les cadets, Dele Mouniratou a été sacrée meilleure combattante et Jonathan Kaboré, meilleur combattant. Tous deux défendent les couleurs du Kadiogo.

Nassira Leila Ouattara, l’une des championnes a fait face à un combat difficile avant de retrouver ses forces. « J’avais des problèmes techniques et cela a ajouté le stress. Ce qui fait qu’au premier round, elle menait, mais après, j’ai pu renverser la situation et j’ai gagné », explique la jeune combattante. Elle affirme également avoir suivi un régime pour évoluer dans sa catégorie. Pour elle, le karaté reste avant tout une passion. « C’est une passion parce que ça fait longtemps que je pratique. Je le pratique pour mon plaisir et il y a des médailles qui suivent. J’ai toujours envie d’aller de l’avant », assure Nassira Leila Ouattara.

Une première édition tournée vers la relève

Pour la Fédération burkinabè de karaté-do, cette première édition du championnat national des minimes et des cadets constitue un pari important pour l’avenir de la discipline. « Il faut noter que c’est la première édition d’un championnat minimes et cadets. C’est un pari à relever. Compte tenu de la modestie de nos moyens, on a diminué les catégories, mais on a tenu à faire cette compétition parce que cela entre dans le plan de relève du karaté burkinabè. Vous constatez l’engouement que les jeunes ont. Donc, on a une satisfaction totale », avoue William Ouédraogo, le président de la fédération.

La fédération burkinabè de taekwondo veut miser sur les petites catégories.

Sur le plan sportif également, les responsables de la Fédération se disent satisfaits du niveau affiché par les jeunes. « On a eu de grandes émotions. C’est vraiment une grande satisfaction », relève le président.

L’objectif est désormais de permettre aux meilleurs jeunes de progresser rapidement vers les catégories supérieures. « Concrètement, on va essayer de les faire sortir dès les catégories cadettes. Dès 2027, on va couper l’équipe senior en deux pour laisser un peu de place aux meilleurs juniors et aux meilleurs cadets. Ce qui signifie qu’il faut être parmi les meilleurs des seniors parce que les meilleurs des juniors et des cadets auront leur place », promet William Ouédraogo.

Place aux grands

Après les petites catégories, la Fédération se prépare à accueillir les championnats seniors et juniors. Il rappelle que le Burkina Faso a obtenu une troisième place aux championnats d’Afrique. Ce qui, de son avis, va faire monter le niveau de la concurrence et les taekwondoistes.

« Ceux qui ont fait des championnats d’Afrique ont de vrais challengers à Ouaga, à Bobo et à Banfora. C’est un gros défi pour ceux qui ne sont pas allés aux championnats d’Afrique parce qu’ils voudront montrer que ce sont eux qui devaient aller aux championnats d’Afrique ».  Avec cette première édition consacrée aux minimes et aux cadets, la Fédération burkinabè de karaté-do veut donc poser les bases d’une nouvelle génération de combattants.

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