France : Plus de 150 établissements perturbés, les lycéens maintiennent la pression

La mobilisation des lycéens ne faiblit pas en France. Ce jeudi 8 octobre 2026, plus de 150 établissements restent perturbés, malgré la promesse du Premier ministre, Sébastien Lecornu, de nouvelles annonces sur l’école d’ici à la fin du mois. Dans plusieurs villes, enseignants et étudiants ont rejoint le mouvement, alors que des incidents ont également été signalés, rapporte France Info.
Devant les établissements, les lycéens continuent de dénoncer leurs conditions d’étude et le manque de moyens. Pour certains, attendre la fin octobre pour obtenir des réponses n’est pas acceptable.
« Les profs, ils sont 1 pour 36. Ils peuvent pas aller voir tous les élèves. Par exemple, moi, j’ai des difficultés en maths, etc. Le prof ne peut pas aller voir chaque élève pour aider tout le monde », témoigne une lycéenne.
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La mobilisation dépasse désormais les seuls lycées. À Marseille comme à Rennes, des cortèges réunissant notamment des syndicats d’enseignants se sont formés. Des étudiants qui se destinent au métier d’enseignant participent également aux rassemblements. L’un d’eux dénonce les conditions auxquelles pourraient être confrontés les futurs professeurs : « J’ai la flemme de finir dans une classe surchargée avec des rats dans les couloirs et des faux plafonds qui tombent. Donc je suis là pour montrer mon soutien et montrer que ces revendications, finalement, elles concernent l’ensemble de la société ».
Pour les lycéens mobilisés, le mot d’ordre reste à la poursuite du mouvement. « On ne peut pas lâcher maintenant. Si on lâche maintenant, ça veut dire qu’on arrête tout et il faut encore qu’on se batte », affirme une manifestante.
Des incidents signalés dans plusieurs villes
La journée a également été marquée par plusieurs tensions. À Saint-Étienne, des abribus ont été dégradés. À Reims, un policier a été blessé. À Bayonne, des feux de poubelles se sont propagés jusqu’à la façade d’un bâtiment.
La présence d’enseignants devant les lycées s’est par ailleurs renforcée. Certains restent sceptiques face au discours du Premier ministre prononcé la veille. « Là, le gouvernement repousse à on ne sait quand. Peut-être qu’il compte sur un affaiblissement du mouvement lycéen », estime un enseignant.
Des échanges avec les élèves qui peinent à mobiliser
Dans ce contexte tendu, les temps d’échange souhaités par le gouvernement peinent à attirer les lycéens. À Lens, dans le Pas-de-Calais, le proviseur a même dû solliciter l’aide d’un organisateur du blocus pour tenter de faire venir les élèves.
Mais la rencontre a finalement rassemblé peu de participants. Une fois dans l’établissement, seule une poignée de lycéens a pris part aux échanges et formulé quelques revendications.
Le dialogue n’est donc pas complètement rompu, mais il reste difficile à instaurer. Pour le gouvernement, l’enjeu sera désormais de convaincre les élèves que les annonces promises d’ici à la fin octobre apporteront des réponses concrètes à leurs revendications.




