Burkina Faso : Le casque, désormais inséparable de la moto, de jour comme de nuit

Dans la soirée du vendredi 23 octobre 2026, la Police nationale a mené une opération de contrôle à travers les carrefours de Ouagadougou pour faire respecter l’obligation du port du casque. En l’espace de trois heures, plus de 400 engins ont été saisis.

« Je partais juste à côté », « J’ai oublié », ou encore « J’allais à la pharmacie ». Ce sont les explications récurrentes recueillies par les forces de l’ordre auprès des usagers interpellés lors de cette descente nocturne.

Malgré ces arguments, les équipes déployées sur le terrain ont appliqué la consigne de fermeté sans aucune tolérance.

Des centaines de motos immobilisées sur un carrefour de Ouagadougou lors des contrôles nocturnes de la police
Des centaines de motos immobilisées sur un carrefour de Ouagadougou lors des contrôles nocturnes de la police

Cette opération ciblée fait suite à l’instauration de la mesure du port obligatoire du casque en vigueur depuis le 1er octobre 2026 au Burkina Faso.

Si les autorités constatent une nette amélioration de la discipline diurne au centre-ville, le constat nocturne dans les zones périphériques demeure préoccupant.

e Directeur régional de la police du Kadiogo, Aguima Abdoulaziz Yonli, supervisant les opérations de contrôle du port du casque dans la soirée du 23 octobre 2026
Le Directeur régional de la police du Kadiogo, Aguima Abdoulaziz Yonli, supervisant les opérations de contrôle du port du casque dans la soirée du 23 octobre 2026

Présent sur le terrain pour superviser le dispositif, le Directeur régional de la police du Kadiogo, Aguima Abdoulaziz Yonli, est revenu sur les motivations de cette patrouille.

 « Si la mesure est globalement respectée en journée dans le centre-ville, la vigilance baisse la nuit, en particulier dans les quartiers périphériques où les usagers négligent le port du casque », a-t-il indiqué

Plus de 400 engins à deux et trois roues ont été saisis en l'espace de trois heures à travers la capitale
Plus de 400 engins à deux et trois roues ont été saisis en l’espace de trois heures à travers la capitale

Il a également relevé que certains conducteurs se contentent de placer le casque sur le guidon ou de le porter de manière inadaptée pour s’exposer à l’air libre, sous-estimant les risques encourus.

Tout en insistant sur la prévention des accidents, le responsable régional a rappelé l’impératif sécuritaire lié aux déplacements nocturnes. « Les accidents ne préviennent pas et ne choisissent pas l’heure de survenir.

De nuit, la visibilité est réduite et les drames sont généralement plus graves. Protéger sa vie en portant le casque, c’est d’abord protéger sa famille et préserver les forces vives de la nation »,a-t-il souligné.

Le chef de la police du Kadiogo sensibilisant et fermement engagé dans l'application des consignes de sécurité
Le chef de la police du Kadiogo sensibilisant et fermement engagé dans l’application des consignes de sécurité

Pour récupérer leur engin immobilisé dans les différents points de contrôle, les contrevenants sont dans l’obligation de présenter un casque conforme et de s’acquitter de l’amende réglementaire. La direction de la police rappelle que cette exigence s’applique à tous les trajets, y compris les plus courts.

le paiement de l'amende et la présentation d'un casque sont obligatoires pour récupérer l'engin.
le paiement de l’amende et la présentation d’un casque sont obligatoires pour récupérer l’engin.

Face à la persistance de ces comportements, les autorités ont indiqué que ces opérations de contrôle nocturne se poursuivront afin d’ancrer durablement les bonnes pratiques de sécurité routière au sein de la population.

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 Akim KY 

Burkina 24 

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