Burkina Faso : La Semaine nationale de la santé de la reproduction lancée à Boussé

Placée sous le thème « Intégration des services de santé de la reproduction pour accélérer la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile », l’édition 2026 de la Semaine nationale de la santé de la reproduction plus (SNSR+) a été officiellement lancée ce lundi 26 octobre à Boussé, dans la province du Kourwéogo. Prévue du 26 octobre au 1er novembre, cette campagne entend renforcer l’accès aux soins, notamment pour les femmes et les enfants des zones difficiles d’accès.

La commune de Boussé a accueilli, ce lundi 26 octobre 2026, le lancement officiel de la Semaine nationale de la santé de la reproduction plus (SNSR+).

La cérémonie a été présidée par le secrétaire général de la région de l’Oubri, Ibrahim Boly, représentant le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, en présence des autorités administratives, des acteurs sanitaires, des partenaires techniques et financiers ainsi que des populations locales.

Durant une semaine, les activités prévues visent à intensifier les actions de sensibilisation et l’offre de services de santé de la reproduction. L’initiative s’inscrit dans la volonté des autorités sanitaires de réduire la mortalité maternelle, néonatale et infantile, tout en améliorant l’accès aux soins des populations les plus vulnérables.

Le secretaire géneral de la région de l’Oubri, Ibrahim Boly

Le représentant du ministre de la Santé, Ibrahim Boly, a rappelé l’importance de la santé de la reproduction dans les stratégies nationales de développement. Il a également souligné la nécessité de mobiliser les communautés autour de la prévention et de l’amélioration de la qualité des soins.

Selon les chiffres présentés lors de la cérémonie, le ratio de mortalité maternelle s’établit à 98 décès pour 100 000 naissances vivantes. La mortalité néonatale est estimée à 18 décès pour 1 000 naissances vivantes, tandis que la mortalité infanto-juvénile atteint 48 décès pour 1 000 naissances vivantes.

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Face à ces défis, la SNSR+ constitue une occasion de renforcer les interventions sanitaires, notamment à travers la sensibilisation, la prévention et l’intensification de l’offre gratuite de services de santé de la reproduction. Les autorités ont ainsi invité les leaders coutumiers et religieux, les organisations de la société civile, les médias et les jeunes à s’impliquer activement dans cette campagne.

Au-delà des engagements institutionnels, les préoccupations exprimées par les femmes de Boussé ont mis en lumière les difficultés rencontrées dans la prise en charge des femmes enceintes.

Elles ont plaidé pour l’agrandissement de la maternité et sa dotation en équipements adaptés et l’affectation d’un gynécologue à Boussé et la mise à disposition d’une ambulance pour faciliter les évacuations sanitaires.

Partenaire de la mise en œuvre de la SNSR+, le représentant résident du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) au Burkina Faso, Yves Sassenrath, a insisté sur la nécessité d’une action concertée pour garantir un accès équitable aux services de santé de la reproduction.

Le representant résident de l’UNPA, Yves Sassenrath

Il a notamment mis en avant l’importance de la planification familiale, de l’espacement des naissances, de l’allaitement maternel et du dépistage des maladies affectant la santé des femmes et des filles. Il a également appelé à maintenir un plaidoyer auprès des décideurs pour assurer un financement durable de ces services.

Pour les organisateurs, cette édition 2026 doit contribuer à accélérer les progrès vers les objectifs de développement durable à l’horizon 2030. La cérémonie a été suivie d’une visite des stands d’exposition et d’une clinique mobile par les autorités.

Salifou OUEDRAOGO

Burkina 24

Rédaction B24

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