Entrepreneuriat féminin à Korsimoro : Le combat inspirant des femmes pour l’autonomie financière
La campagne nationale de communication « Pagb Yidgr-Sooré » ou « Entreprendre au féminin » s’est rendue dans la commune rurale de Korsimoro le mardi 27 octobre 2026. Entre visites de terrain et causeries éducatives, cette journée a mis en lumière des initiatives locales fortes portées sur l’autonomisation des femmes.
L’époque où les femmes tendaient la main est révolue. Regroupées en coopératives, en associations ou exerçant en solo, les femmes refusent désormais la léthargie. Elles le savent, leurs voix portent et elles entendent participer activement au développement socio-économique du pays.
Dans la commune rurale de Korsimoro, au cœur de la région des Koulsé, la délégation de la campagne nationale « Pagb Yidgr-Sooré » est allée à la rencontre de figures inspirantes au secteur 4.

Premier arrêt de la visite. Mamounata Kargougou, une entrepreneure dont le domaine de prédilection est l’arachide. Ce fruit n’a plus aucun secret pour elle. Entourée de femmes autochtones et de personnes déplacées internes (PDI), elle transforme l’arachide locale en pâte, en kourakoura nature et salé, en cacahuètes sucrées et en huile d’arachide.

Transmise de génération en génération, cette activité familiale est exercée par Mamounata depuis toujours. C’est en 2024, qu’elle a franchi un cap en formalisant sa structure pour la faire reconnaître officiellement. « Ce travail, c’est vraiment une bénédiction. C’est la porte d’entrée de mon épanouissement.
Avec ma famille, nous consommons ce que nous produisons. Financièrement, cela me permet de me prendre en charge et de subvenir aux besoins des miens. Enfin, cela m’a permis de former d’autres personnes, en particulier des femmes déplacées internes, qui peuvent à leur tour en faire un métier », a-t-elle témoigné.
Malgré son succès, l’entrepreneure fait face à des défis logistiques. Pour agrandir sa structure et accompagner davantage de femmes, elle a soumis un appel à l’aide. « J’ai un besoin criard en matériel. Je travaille de façon manuelle et j’ai besoin de machines adaptées pour rentabiliser mon temps et mon énergie », a-t-elle exhorté.

Après cette première étape, la délégation a mis le cap sur la maison de la femme, où la coopérative Riyilma ya Burkipogsé a exposé son savoir-faire dans la transformation des produits locaux (mil, arachide, pain de singe, niébé).
Fatoumata Bamogo, présidente de la coopérative, a souligné l’impact concret de ces activités sur la communauté. « Notre activité nous est bénéfique. La preuve, l’année passée, nous avons partagé un million de francs CFA aux femmes du groupe. Cette année encore, nous avons remis 750 000 FCFA. Les femmes ont compris que seul le travail paie et que le salut réside dans l’autonomie financière », a-t-elle soutenu.

Fidèle aux valeurs de solidarité, elle a rappelé l’importance de la cohésion. « Pour moi, l’union fait la force. Les femmes doivent se mettre ensemble pour travailler et se conseiller. Il faut que nous soyons des exemples de réussite pour nos enfants », a-t-elle indiqué.
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Pour clôturer cette journée riche en échanges, la délégation de « Pagb Yidgr-Sooré » et ses partenaires ont animé une causerie éducative à l’intention des jeunes et des femmes de la localité.
L’objectif de cet échange restait le même. Éveiller les consciences, motiver la gent féminine à se départir de la facilité, et encourager chaque femme à se battre pour bâtir sa propre indépendance financière.
Aminata Catherine SANOU
Burkina 24




