AES : La diaspora veut mobiliser un euro par mois pour financer des projets de développement

Mobiliser un million de membres de la diaspora africaine autour d’une contribution mensuelle d’un euro pour financer des projets de développement dans l’espace de l’Alliance des États du Sahel (AES). C’est l’ambition affichée par la Confédération des Peuples d’Afrique pour l’Alliance des États du Sahel (CPA-AES Diaspora), une association présentée le samedi 31 octobre 2026 à Ouagadougou. Agriculture, éducation, innovation, paix et cohésion sociale figurent parmi les domaines ciblés.
La diaspora africaine entend jouer un rôle accru dans le financement du développement de l’espace AES. C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’initiative portée par la Confédération des Peuples d’Afrique pour l’Alliance des États du Sahel (CPA-AES Diaspora), qui ambitionne de mobiliser un million de contributeurs à raison d’un euro par mois.
Présentée le samedi 31 octobre 2026 à Ouagadougou, cette initiative vise à transformer les contributions individuelles des Africains établis à l’étranger en une force collective de financement. Avec un million de participants, l’association espère mobiliser un million d’euros par mois, soit douze millions d’euros par an. Son siège est annoncé dans la capitale burkinabè.
Pour la coordonnatrice de la CPA-AES Diaspora, Aoua Camara, l’objectif est de donner une organisation et une continuité à la solidarité déjà manifestée par les communautés africaines vivant à l’étranger. « Comment faire passer cette solidarité, aujourd’hui généreuse mais dispersée, à l’échelle d’une force organisée, régulière et durable ? », s’est-elle interrogée.
La diaspora appelée à contribuer au-delà de l’argent
La CPA-AES Diaspora ne souhaite pas limiter son action aux seules contributions financières. L’association entend également mobiliser les compétences, les expériences professionnelles et les expertises de ses membres pour participer à la conception et à la réalisation des projets. « Nous voulons une diaspora qui finance ce développement, qui le conçoit et qui le réalise », a déclaré Aoua Camara.

Les projets envisagés concernent notamment l’agriculture et la souveraineté alimentaire, l’éducation et l’innovation, la paix et la cohésion sociale, ainsi que la culture et la coopération. Une attention particulière devrait également être accordée aux femmes en situation de vulnérabilité.
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La coordonnatrice a notamment évoqué des initiatives en faveur de femmes de Bassinko, parmi lesquelles des personnes déplacées internes et des travailleuses agricoles. L’accompagnement pourrait porter sur la mise à disposition d’équipements de maraîchage et des formations en saponification. Ces projets sont estimés entre 5 et 10 millions de FCFA.
Des mécanismes annoncés pour garantir la transparence
Pour instaurer la confiance auprès des futurs contributeurs, l’association prévoit la mise en place de comptes dédiés, de mécanismes de contrôle financier et de critères transparents de sélection des projets. Elle annonce également la publication régulière des ressources collectées et des résultats obtenus. La démarche est envisagée sur une période de vingt-cinq ans, selon les responsables de l’initiative.

La rencontre de Ouagadougou a par ailleurs été marquée par un premier transfert de contribution, présenté comme un symbole du lancement de la mobilisation. À ce stade, la CPA-AES Diaspora entend encore fédérer les adhérents et les partenaires nécessaires à la concrétisation de son projet.
La coordonnatrice a lancé un appel aux membres de la diaspora, aux entrepreneurs, aux professionnels, aux associations et aux partenaires au développement. Elle a également sollicité l’accompagnement des dirigeants de la Confédération pour favoriser la réussite de cette mobilisation.




