Musique : Avec « Pagba », Mika Compaoré célèbre les femmes et chante la résilience

Sept titres, une voix et un message qui dépasse les frontières de la musique. Mika Compaoré a choisi de placer la femme, la reconnaissance et la résilience au cœur de son nouvel album. Baptisé « Pagba », « Les femmes » en mooré , le deuxième opus de l’artiste a été présenté officiellement le jeudi 17 septembre 2026 à l’Espace culturel Noom Naaba, à Ouagadougou.
Avec « Pagba », Mika Compaoré ne chante pas seulement. Il raconte, interpelle et rend hommage. L’artiste s’intéresse notamment au sort des femmes confrontées aux difficultés d’enfanter et aux stigmatisations qui peuvent en découler. À travers le titre éponyme, il appelle à davantage de respect et de considération envers ces femmes.
« Bien vrai qu’il y ait plusieurs thématiques intéressantes sur cet opus, mon choix s’est porté sur “Pagba” comme titre éponyme au regard de la montée du phénomène de marginalisation des femmes en incapacité de donner naissance », a expliqué l’artiste.
Pour lui, cette chanson se veut surtout un appel à la prise de conscience. « C’est une manière pour moi de leur rendre hommage mais surtout de tirer la sonnette d’alarme », a-t-il poursuivi.
Mais l’album ne s’arrête pas à cette thématique. « Wôogh Ligda », « Mariage », « Ya Maam », « Ipelcé Naaba », « Adja Tip Tiim » et « PDG Seydou Boro » complètent les sept titres de l’opus. Famille, mariage, chefferie, savoir ancestral, effort personnel, respect et reconnaissance s’entremêlent au fil des chansons.

Essentiellement chanté en mooré, « Pagba » puise ainsi dans les racines culturelles burkinabè tout en s’ouvrant aux sonorités modernes. Une fusion qui traduit la volonté de Mika Compaoré de valoriser le patrimoine musical tout en donnant à son œuvre une résonance contemporaine.
Cette orientation n’est pas le fruit du hasard. De son vrai nom Compaoré Geswendé Michael, l’artiste a été révélé au public en 2022 avec « Béogo Néeré ». Avant de prendre le micro, il s’est également formé dans l’univers de la danse, notamment aux côtés de Gorbakanh depuis 2012. Une expérience qui a contribué à façonner son identité artistique.
Avec « Pagba », Mika Compaoré entend désormais franchir un nouveau palier. Porté par Beogo Production, l’artiste ambitionne de consolider sa place dans la musique tradi-moderne burkinabè et de poursuivre son aventure au-delà des frontières nationales. Des tournées sont d’ailleurs en préparation.
Pour les mélomanes, l’album est disponible en clé USB au prix de 5 000 F CFA. Sept titres pour raconter la femme, la famille, les racines et surtout cette capacité à rester debout malgré les épreuves.
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Sié Frédéric KAMBOU
Burkina 24




