Ouagadougou : Plus de 99 millions FCFA d’amendes et 89,36 % de respect du port du casque après l’opération « Bouclier tête durcie »

La Police nationale a présenté, ce lundi 2 novembre 2026 à Ouagadougou, le bilan de l’opération « Bouclier tête durcie », menée du 1ᵉʳ au 31 octobre 2026 pour renforcer le respect de l’obligation du port du casque.

Au total, au cours de cette opération sur le plan national , 42 448 usagers de la route ont été contrôlés sur l’ensemble du territoire national. Parmi eux, 30 424 ont été verbalisés sur place après avoir présenté leur casque, tandis que 10 027 engins ont été mis en fourrière pour non-présentation du casque et défaut de paiement immédiat de la contravention.

À ces chiffres s’ajoutent 705 engins saisis pour d’autres infractions au Code de la route. Sur le plan financier, l’opération a permis de recouvrer 99 371 000 F CFA d’amendes forfaitaires au profit du Trésor public.

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Selon les autorités policières, l’opération enregistre un taux de respect du port du casque de 89,36 % à l’échelle nationale, un chiffre qui avoisine les 98 % dans les grands centres urbains que sont Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.

La Police nationale relève également une baisse progressive des infractions au fil des semaines, le nombre de personnes interpellées étant passé de 14 165 au cours de la première semaine à 4 518 durant la dernière semaine d’octobre. Une évolution présentée comme le signe d’une meilleure adhésion des usagers à la mesure.

« Ces différents indicateurs nous permettent d’avoir des motifs de satisfaction et d’espoir quant à l’atteinte de l’objectif premier de cette opération, qui est de protéger des vies humaines », a fait savoir le commissaire divisionnaire de police Sibiri Nébilè Amidou Yoin, directeur de la sécurité publique.

commissaire divisionnaire de police Sibiri Nébilè Amidou Yoin, directeur de la sécurité publique
commissaire divisionnaire de police Sibiri Nébilè Amidou Yoin, directeur de la sécurité publique

Elle vise, non pas à punir ni à renflouer les caisses de l’État, mais à ancrer au sein des usagers de la route une véritable culture de la sécurité routière. Le port du casque doit cesser d’être une contrainte réglementaire pour devenir un réflexe de survie et un acte révolutionnaire.

Dans les jours à venir, nos équipes intensifieront les contrôles de jour comme de nuit pour des résultats plus probants en allant à « Bouclier double tête durcie », a t’il déclaré.

Flora KARAMBIRI

Burkina 24

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