Musique : Freeman Tapily présente officiellement « Zém Zém » au public burkinabè

Une voix, des textes engagés et du reggae pour parler de la société. Après une première sortie à Paris en octobre 2025, l’album « Zém Zém » de l’artiste chanteur Freeman Tapily a été officiellement présenté au public, le samedi 26 septembre 2026, à Ouagadougou. Entre concert live, échanges et dédicace, la soirée a réuni artistes, acteurs du monde culturel et amateurs de reggae autour de l’œuvre du chanteur.
Pour cette présentation officielle de « Zém Zém », collègues artistes et acteurs du monde culturel se sont retrouvés dans une ambiance conviviale, voulue par l’artiste comme un moment de partage avec son public à l’espace culturel Yelba. Déjà disponible sur les plateformes numériques depuis sa sortie à Paris le 12 octobre 2025, l’album connaît ainsi une nouvelle étape avec sa matérialisation sur disque.
Une manière pour Freeman Tapily de répondre aussi à la raréfaction du marché du disque. « Nous avons voulu sortir un album pour que les gens puissent avoir au moins quelque chose de physique. C’est ce que nous avons fait ce soir », a expliqué l’artiste.

Composé de dix titres, « Zém Zém » aborde plusieurs réalités sociales. Incivisme, démocratie, environnement, gouvernance ou encore vécu quotidien figurent parmi les thèmes développés par Freeman Tapily. À travers ses chansons, l’artiste dit vouloir mettre les mots au service de la société. « Nous, en tant que chanteurs, on utilise des mots pour essayer de soigner ces maux-là », a-t-il souligné
Le choix du titre « Zém Zém » renvoie, selon l’artiste, à l’idée de mesure et de prudence dans les actes et les paroles. L’album propose notamment « Incivisme », « Nan lara an sara », « Zém Zém », « Racine », « Madamé », « Sauvons la forêt de KUA », « L’appel à la démocratie », « Sii ya goomdé (Les larmes de Aïcha) », « Président bye bye » et « Ma part de vérité ».

Pour Sylviane Ouédraogo, promotrice de l’Espace culturel Yelba, le résultat est à la hauteur. « Son album est magnifique. Les textes sont poignants. C’est du reggae et le reggae, il a respecté les règles du reggae », a-t-elle précisé, saluant également la prestation live de l’artiste.
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La soirée a également été marquée par la vente du premier disque de l’album. Désormais disponible au prix de 5 000 F CFA, l’album entend ainsi poursuivre son chemin auprès du public, au-delà des plateformes numériques où il est déjà accessible.
Christopher SOMDA (Stagiaire)
Burkina 24




