MPSR 2 : « Quatre ans après, nous sommes satisfaits de ce qui se passe sur le terrain » (Mahamadi Zoungrana)

Quatre ans après l’arrivée au pouvoir du camarade capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina Faso poursuit une trajectoire marquée par les enjeux de sécurité, de souveraineté et de développement endogène. Dans cet entretien, Mahamadi Zoungrana, acteur de la veille citoyenne revient sur les principaux changements qu’il dit observer depuis septembre 2022, notamment dans les domaines de la défense, de l’agriculture, de la santé, de l’éducation et de la justice. Il évoque également les défis qui demeurent et les priorités à l’entame de cette cinquième année de gouvernance. Lisez ! 

Burkina24 : Quatre ans après l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, quel regard global portez-vous sur la gouvernance du Burkina Faso depuis septembre 2022 ?

Mahamadi Zoungrana : Avant toute chose, je tiens à rendre hommage aux Forces de défense et de sécurité, ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie, pour les sacrifices qu’ils ont consentis depuis le 30 septembre 2022 jusqu’à nos jours.

Vous savez, depuis le discours prononcé après la prestation de serment du capitaine Ibrahim Traoré, il y a des mots qui sont ressortis, dont je cite : « C’est une révolte. Une révolte de la part des Forces de défense et de sécurité, des veuves et des orphelins, et de toutes ces personnes qui ont subi cette barbarie depuis le début de la crise ».

Cette révolte se traduit aujourd’hui par des résultats tangibles sur le terrain, notamment dans la gouvernance du Burkina Faso. C’est cette révolte qui a permis d’engranger des résultats conséquents dans plusieurs domaines, notamment dans des secteurs à haute complexité et stratégiques, comme la défense et la sécurité.

Vous aurez remarqué que, depuis le 30 septembre 2022, notre armée a été transformée de façon stratégique pour lutter efficacement contre ces fléaux. Cela se traduit non seulement par des ressources humaines de qualité, mais également par des matériels et des équipements de qualité, et surtout par une combativité accrue. Aujourd’hui, quand on voit un FDS ou un Volontaire pour la défense de la patrie, on est fier.

Dans ce domaine, je peux dire qu’on a fait un très grand pas, depuis nos indépendances jusqu’à nos jours. Nous avons aujourd’hui une armée qui, face à tout ennemi qui s’aventurerait au Burkina Faso, saura le mater et le retourner à qui de droit.

Également, dans le domaine de la santé, il y a une avancée majeure, notamment dans la prise en charge de certaines maladies et la réalisation de certains examens qui étaient autrefois très coûteux. Aujourd’hui, quand vous prenez le plateau technique, nous sommes tellement avancés qu’il n’est plus forcément nécessaire d’aller à l’extérieur pour bénéficier de certains soins ou de certains examens. De plus en plus, des prouesses sont réalisées au niveau des cliniques et des hôpitaux.

Cela est à saluer, notamment au regard du courage et des réformes engagées, mais aussi de l’accompagnement dans les différents rééquipements sous l’impulsion du camarade capitaine Ibrahim Traoré.

À côté de cela, vous avez l’offensive agropastorale lancée, qui constitue une bataille contre la faim. Et cette bataille, je peux dire qu’aujourd’hui, nous l’avons vraiment gagnée, puisque nous sommes arrivés à faire de l’autosuffisance alimentaire une réalité, ce qui est rare depuis les années 1984, sous la révolution du capitaine Thomas Sankara.

C’est pour dire que cette révolte s’est également traduite au niveau de la lutte contre la faim. Aujourd’hui, nous sommes fiers que beaucoup de personnes se soient rendu compte que rien n’est impossible au Burkina Faso. On peut tout faire pousser si la volonté y est.

Cette révolte s’est donc aussi traduite dans le domaine de l’agriculture, où des intrants et des équipements ont été subventionnés. Les résultats sont tangibles et nous sommes arrivés à l’autosuffisance alimentaire.

Dans la région, vous verrez également les infrastructures socio-économiques, ainsi que les infrastructures routières. Au niveau des infrastructures socio-économiques, notamment dans le domaine de l’éducation, des réformes ont également été engagées.

Au niveau universitaire, nous avons réussi à stopper le chevauchement des années. Pendant longtemps, les étudiants accusaient un grand retard avant de passer d’une année à l’autre. Aujourd’hui, ces difficultés sont derrière nous. Vous allez voir que cette année, l’année universitaire va recommencer à partir du 1er octobre.

Il y a également l’introduction d’une dimension patriotique qui est venue renforcer le patriotisme des étudiants et de l’ensemble des citoyens. Nous tendons ainsi vers la formation d’un citoyen modèle, qui sera formé de façon stratégique et technique au patriotisme, en fonction des domaines ciblés.

À côté de l’université, il y a l’enseignement de base. À ce niveau, on a introduit le patriotisme, notamment à travers la promotion de l’endogénéité. On a également promu le Faso Dan Fani et le Koko Dunda, qui deviennent aujourd’hui une réalité.

Au lieu d’importer certains tissus, nous avons habitué nos enfants à aimer ce que nous produisons et à aimer ce que nous portons. Là aussi, c’est un fait. Vous verrez qu’au début de cette année scolaire 2026-2027, beaucoup d’écoles auront changé leurs tenues pour adopter le Faso Dan Fani ou le Koko Dunda.

Un peu partout, il y a une avancée. Il y a une avancée majeure, parce que c’est surtout l’éveil des consciences. Cet éveil des consciences est aujourd’hui une réalité, tant en milieu rural qu’en ville.

C’est cet éveil des consciences que nous avons tant prôné depuis des années et qui nous permet aujourd’hui d’avoir un citoyen modèle : un citoyen modèle qui croit en son président, un citoyen modèle qui croit en ses capacités de se surpasser et d’atteindre ses objectifs.

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C’est ce que le capitaine et son équipe ont demandé, et c’est ce que cela traduit sur le terrain dans plusieurs domaines, tant au niveau des Forces de défense et de sécurité, des Volontaires pour la défense de la patrie que de la population.

Rien n’est impossible si nous avons la volonté. Donc, je peux dire aujourd’hui que, quatre ans après, nous sommes satisfaits de ce qui se passe sur le terrain, en ville et dans beaucoup de domaines, pour ne pas tous les citer.

C’est pour dire qu’aujourd’hui, le Burkina Faso devient un modèle de développement économique et social et également un modèle pour beaucoup de pays qui viennent prendre exemple sur notre expérience. Nous pouvons donc dire que, quatre ans après, nous sommes satisfaits et que nous sommes prêts à accompagner le capitaine pour un avenir meilleur.

Burkina24 : Sur le plan sécuritaire, quelle évolution majeure avez-vous constatée au cours de ces quatre ans et quels restent encore, selon vous, les principaux défis ?

Mahamadi Zoungrana : Sur le plan sécuritaire, on a beaucoup avancé, notamment sur la qualité des ressources humaines. Aujourd’hui, nous avons des combattants aguerris sur le terrain. Nous avons également un patriotisme accru au niveau des Forces de défense et de sécurité et des Volontaires pour la défense de la patrie. Quand vous voyez un FDS qui part pour défendre la nation, il la défend parce qu’il sait que, derrière lui, il y a une population qui est avec lui.

Derrière lui, il y a une solidarité accrue, ce qui amène le combattant à se battre pour sa patrie. Et quiconque se bat pour sa patrie ne perd jamais espoir, car il sait que la patrie, il n’y a rien de mieux. Au niveau des équipements, je peux dire que, depuis notre indépendance jusqu’avant le 30 septembre 2022, notre armée n’avait jamais été dotée d’équipements de pointe.

Burkina24 : La souveraineté nationale et le développement endogène occupent une place importante dans le discours des autorités. Quelles traductions concrètes de cette orientation observez-vous dans la vie quotidienne des populations ?

Mahamadi Zoungrana : Le maître-mot du gouvernement actuel, c’est la souveraineté et l’endogénéité. La souveraineté, ça veut dire croire en soi-même, être capable de réaliser les choses et ne pas dépendre forcément d’autrui pour atteindre ses objectifs. La preuve en est que l’amphithéâtre qui a été inauguré à Bobo-Dioulasso a été construit par nos artisans burkinabè.

Il y a également l’inauguration de Tex-Forces. Aujourd’hui, c’est un projet phare, parce que c’est une preuve de souveraineté. La majeure partie de nos tenues, je peux même dire toutes nos tenues, n’étaient pas confectionnées au Burkina Faso. C’est ça, la souveraineté : c’est du concret et c’est fait par nous-mêmes.

Le 28 septembre 2026, nous avons inauguré RAFFINOR-BF. C’est encore une preuve de souveraineté. Notre or sera transformé au Burkina Faso. Dans la vie quotidienne, nous voyons que, chaque jour que Dieu fait, des citoyens se battent, créent quelque chose de nouveau pour prouver que nous avons les compétences et que nous pouvons réussir si nous le voulons.

Burkina24 : En matière de gouvernance, de justice et de respect des libertés publiques, quelles sont les principales avancées et préoccupations que vous relevez aujourd’hui ?

Mahamadi Zoungrana : En matière d’avancées au niveau de la justice, il y a une avancée majeure avec les réformes qui ont été faites. Aujourd’hui, quand vous avez un dossier en justice, le processus va beaucoup plus vite. C’est une avancée majeure dans le traitement des dossiers judiciaires.

Il y a aussi le fait de permettre aux prisonniers d’être utiles à la nation, notamment à travers l’agriculture. Cette réforme a permis à beaucoup de prisonniers de contribuer à la vie de la nation à travers l’offensive agropastorale. C’est une réforme majeure qui permet à tout citoyen, où qu’il soit, de contribuer efficacement au développement de la nation.

Il faut également ajouter l’introduction de la loi Boukaré. Elle est venue mettre en lumière notre justice traditionnelle, car nous avions une justice traditionnelle avant l’arrivée du colon. Cela permettait d’éviter beaucoup de conflits et d’améliorer la cohésion sociale.

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Sur la liberté, aujourd’hui, on peut dire qu’en termes de liberté, on est libre au Burkina Faso de dire ce qu’on veut, de participer à la vie de la nation et d’apporter notre contribution au développement économique et social du pays.

Burkina24 : À l’entame de cette 5e année de pouvoir, quelles devraient être, selon vous, les priorités des autorités pour répondre aux principales attentes des Burkinabè ?

Mahamadi Zoungrana : Les priorités restent toujours la sécurité et la défense. Elles restent la priorité majeure au Burkina Faso. Mais il y a également d’autres axes stratégiques, comme le développement des infrastructures routières, l’éducation, la santé et l’agriculture. Il y a aussi la lutte contre la corruption, qui gangrène encore notre société.

Burkina24 : Quel est votre dernier mot ?

Mon dernier mot à l’endroit de la population, c’est d’être patriote et d’y croire. Nous venons de loin, et nous ne doutons point de la capacité du camarade capitaine Ibrahim Traoré à conduire la destinée de ce pays vers un lendemain meilleur.

Pour finir, je dirai premièrement bravo à tous les médias qui nous ont accompagnés depuis le 30 septembre 2022. Surtout Burkina 24, depuis début, on était sur le terrain ensemble dans les activités de sensibilisation, les activités d’accompagnement pour la visibilité des actions que le camarade Capitaine faisait

Et c’est l’occasion aussi pour moi de remercier Burkina 24, de souhaiter vraiment bon vent à tout son personnel, et de garder le cap parce qu’on est en train vraiment d’accomplir beaucoup de choses avec le camarade Capitaine Ibrahim Traoré.

W.S

Burkina 24

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