JEPPC2026 : Le message du capitaine Ibrahim Traoré aux couches socio-professionnelles
La deuxième phase de la troisième édition des JEPPC 2026 se tient du 2 au 16 octobre 2026, partout à travers le territoire national. Pour cette deuxième phase, le gouvernement a décidé d’organiser une exposition où chaque département ministériel présente ses réalisations aux Burkinabè. Ce lundi 5 octobre 2026, le message du guide de la Révolution progressiste populaire a été livré par le ministre d’État Émile Zerbo.
Le guide de la RPP, le capitaine Ibrahim Traoré, s’est adressé à toutes les couches socioprofessionnelles du Burkina Faso, dans son message transmis par le ministre Émile Zerbo, .
Aux paysans, Émile Zerbo a souligné que la vision du capitaine Ibrahim Traoré est de faire d’eux des acteurs économiques puissants, organisés et bien outillés. “Nous nous battons pour des prix rémunérateurs, et pour que vos récoltes trouvent rapidement des débouchés. Le paysan burkinabè n’est pas un assisté. Il est le premier combattant de notre souveraineté. Rien ne se transforme, rien ne se consomme, si ses mains n’ont pas d’abord produit”, a-t-il déclaré.
S’adressant aux femmes productrices, transformatrices, tisseuses et commerçantes, il a affirmé qu’elles sont au cœur des trois maillons de la chaîne : la production, la transformation et la consommation. “Partout s’exprime votre génie créateur aussi bien dans la production du soumbala et dans celle du dêguê, des farines infantiles, du beurre de karité, du Faso danfani. Le camarade Thomas Sankara l’avait dit avant nous : Il faut donc consommer burkinabè. Et pour consommer burkinabè, la meilleure arme, ce sont les femmes. Si les femmes ne sont pas d’accord, si les femmes sont pro-impérialistes, les repas seront pro-impérialistes. Si les femmes sont décidées à boycotter les produits importés alors c’est la garantie”, a-t-il cité.

Selon lui, en libérant le génie créateur des femmes, c’est l’économie du pays qui est libérée. “Une partie de notre souveraineté se joue jusque dans la marmite”, a-t-il dit.
Aux forestiers, il a rappelé que la lutte contre la désertification ne peut se dissocier de la lutte anti-impérialiste. “Il n’y a pas d’assiette pleine sur une terre morte. Celui qui plante un arbre protège les sols et restaure les terres. Celui-là produit autant que celui qui sème. Reboiser, camarades, c’est produire. Aujourd’hui, nous devons reverdure le Burkina Faso, nos rues, nos quartiers, nos villages, nos habitations. Voulons-nous épargner à nos enfants, une part des affres du réchauffement climatique ? Alors plantons les arbres partout. Planter un arbre est un acte révolutionnaire”, a-t-il martelé.
Aux artisans, commerçants et industriels, Émile Zerbo les a appelés à être de véritables relais de la production nationale. “Faites grandir nos capacités de transformation, de l’atelier à la manufacture, et de la manufacture à l’usine. Puis porter nos produits jusqu’au marché sous le label Made in Burkina. Cette bataille a ses ennemis et je nomme sans détours : la fraude, la contrebande et les fausses déclarations font entrer à des vils prix les produits qui concurrencent déloyalement ce que nos unités produisent honnêtement”, a-t-il renchéri.

Il a également dénoncé certaines pratiques de plus en plus fréquentes utilisées par des “commerçants véreux” qui spéculent sur la faim en cachant les vivres pour augmenter les prix et dénigrent les produits locaux pour écouler leurs marchandises importées.
“Il y a le saboteur qui pratique la rétention des stocks, diffuse des rumeurs sur la qualité de nos productions ou provoque des retards volontaires de livraison. Il y a enfin ceux qui contournent la préférence nationale dans les marchés publiques, toutes ces pratiques affaiblissent notre production et doivent être combattues sans relâche”, a-t-il interpellé.
Lire également👉Production, transformation, consommation : Les trois verrous à briser pour une véritable souveraineté, selon le Capitaine Ibrahim Traoré
W.S
Burkina 24




