Fada : Le projet « Partenariat pour la résilience au Sahel » transforme les conditions d’apprentissage au Centre d’éducation de base non formelle

Dans le secteur 8 de la ville de Fada, le projet « Partenariat pour la résilience au Sahel » contribue à améliorer les conditions d’apprentissage des apprenants du Centre d’éducation de base non formelle, à travers la réalisation de nouvelles infrastructures. Le vendredi 2 octobre 2026, l’UNICEF, la GIZ et le PAM, les trois partenaires qui mettent en œuvre ce projet financé par le ministère allemand de la Coopération internationale, ont visité le site. À l’issue de celle-ci, les partenaires se sont dit satisfaits des réalisations.

Sous le coup de l’émotion, la directrice du centre, Louise Thiombiano, a fondu en larmes devant les visiteurs, en voyant sa structure revêtir cette nouvelle parure. Sans clôture, le centre n’était pas sécurisé et plusieurs cas de vols y étaient constatés régulièrement, explique-t-elle.

Aujourd’hui, cette situation appartient au passé. Le centre est désormais clôturé grâce au projet « Partenariat pour la résilience au Sahel ». Et ce n’est pas tout. L’initiative a également permis de construire de nouvelles infrastructures afin de faciliter l’apprentissage des apprenants, notamment des boutiques destinées à la commercialisation de leurs productions. Le centre dispose également désormais d’une salle informatique.

Le centre est désormais clôturé
Le centre est désormais clôturé

« Avant le centre était à l’air libre, il y avait trop d’accidents de nos apprenants, vraiment la clôture nous a mis en sécurité », a affirmé Louise Thiombiano, directrice du centre.

En plus des boutiques, le centre a bénéficié de jardins destinés aux apprenants et aux encadreurs. « Les boutiques vont nous permettre d’exposer et de vendre les produits réalisés par les apprenants. Et ces ressources vont nous aider à payer de la matière première pour leur formation », a-t-elle indiqué.

S’agissant des jardins, la directrice souligne qu’il y en a deux (2) : un à but pédagogique pour l’apprentissage des élèves et l’autre où les parents d’élèves produisent des légumes pour l’école. Ces deux jardins contribueront à améliorer le menu proposé aux apprenants à la cantine.

Le nouveau visage du centre
Le nouveau visage du centre

En termes de fréquentation, la réalisation de ces nouvelles infrastructures devrait, selon elle, permettre de doubler le nombre d’apprenants accueillis habituellement. « Chaque jour, il y a beaucoup d’apprenants qui viennent pour s’inscrire », a-t-elle dit.

Jean Mapuala, chef de projet de la GIZ pour le « Partenariat pour la résilience au Sahel », a relevé la complémentarité dans la mise en œuvre du projet par le PAM, l’UNICEF et la GIZ.« Pour la GIZ, nous avons renforcé les capacités du centre à travers les ateliers techniques que nous avons pu construire, des ateliers de soudure, de tissage, de coupe et couture, la salle informatique et les boutiques où on va exploser les produits du centre », a-t-il fait savoir.

Jean Mapuala, chef de projet de la GIZ pour le « Partenariat pour la résilience au Sahel »
Jean Mapuala, chef de projet de la GIZ pour le « Partenariat pour la résilience au Sahel »

Il s’est dit satisfait de voir que grâce à cet appui des trois partenaires, les conditions d’apprentissage des apprenants du centre ont été améliorées. « Nous avons amélioré leurs conditions, et nous avons espoir que ces enfants vont désormais travailler dans de bonnes conditions afin d’avoir de bons résultats pour leur insertion socio-professionnelle ».

La cheffe du bureau terrain du PAM à Fada, Mayama Diyele/Thiombiano, a indiqué que l’intervention s’inscrit dans la politique nationale visant à renforcer la résilience des populations face aux différents chocs auxquels le pays est confronté. “Ce qui a été fait ici, c’est un paquet technique complet qui permet vraiment à la population de sortir de la vulnérabilité, d’être résiliente, et d’avoir la cohésion même dans tout ce qu’ils font », a-t-elle souligné.

La cheffe du bureau terrain du PAM à Fada, Mayama Diyele/Thiombiano
La cheffe du bureau terrain du PAM à Fada, Mayama Diyele/Thiombiano

Mayama Diyele /Thiombiano précise qu’au niveau du Centre d’éducation de base non formelle, l’intervention du PAM a consisté à aménager deux périmètres, l’un pour les apprenants et l’autre pour les encadreurs. « Ce périmètre a deux vocations : d’abord pédagogique, car elle permet d’apprendre l’utilité des plantes, leur valeur nutritive et ce qu’elles peuvent apporter à la communauté », a-t-elle renchéri.

L’autre volet concerne le renforcement de la cantine scolaire du centre grâce aux productions issues de ces jardins.

Pour rappel, depuis sa création, le centre a formé plus de 3 000 apprenants dans les domaines de la soudure, du tissage, de la mécanique des engins à deux roues, de la coiffure et de la coupe-couture. Plus de 75 % des apprenants qui sont passés par le centre travaillent aujourd’hui à leur propre compte, à en croire Louise Thiombiano.

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