Port du casque : Les contrôles s’intensifient

Le lundi 5 octobre 2026, la Direction régionale de la police du Kadiogo a déployé des patrouilles dans plusieurs carrefours stratégiques de Ouagadougou. L’objectif était de vérifier l’application stricte du port du casque obligatoire par les conducteurs d’engins à deux et trois roues, une mesure désormais entrée dans sa phase répressive.
Cette opération de terrain s’inscrit directement dans la continuité de la campagne de sensibilisation initiée par le ministre de la Sécurité. En effet, après la phase d’avertissement, le gouvernement avait fixé au 1ᵉʳ octobre 2026 le début des sanctions contre les usagers de la route en infraction.

Et c’est le contrôleur général de police Abdoulaziz Yonli, directeur régional de la police du Kadiogo, qui a supervisé cette sortie pour s’assurer du respect des directives sur le terrain.
Ainsi donc, le bilan dressé par les autorités policières après cinq jours de contrôles intensifs fait état de près de 3 000 personnes interpellées dans la région du Kadiogo pour défaut de casque ; d’environ 1 600 contrevenants verbalisés ; plus de 3 561 000 francs CFA d’amendes forfaitaires recouvrés au profit du trésor public.

Selon Abdoulaziz Yonli, les données recueillies au quotidien révèlent une prise de conscience rapide chez les usagers de la route : « Aujourd’hui, près de 95 % des conducteurs d’engins à deux et trois roues circulent en portant un casque, ce qui est très encourageant », a-t-il indiqué.
Par ailleurs, il a notifié que pour l’instant, les vérifications ciblent en priorité les conducteurs tout en sensibilisant les passagers. Toutefois, la police nationale prévoit d’endurcir le dispositif très prochainement. Comme perspectives, le directeur régional de la police a annoncé le lancement à venir de l’« Opération bouclier, double tête », qui rendra le port du casque obligatoire également pour le second passager sur l’engin.
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En conclusion, le contrôleur général de police Abdoulaziz Yonli a renouvelé son appel à l’ensemble des citoyens de la capitale. « Porter le casque de sécurité, c’est se protéger soi-même d’abord et protéger sa famille. Porter le casque de sécurité est un acte civique. Porter le casque de sécurité, c’est être patriote », a-t-il soutenu.
Du reste, la Police nationale a prévenu que les patrouilles et contrôles réguliers vont se poursuivre jusqu’à l’ancrage définitif de cette habitude sécuritaire chez tous les usagers de la route.
Aminata Catherine SANOU
Burkina 24




