Peine de mort : Donald Trump fait revivre le peloton d’exécution dans l’armée américaine après 65 ans

Pour la première fois depuis 1961, le président américain Donald Trump a approuvé l’exécution d’un prisonnier militaire par peloton d’exécution. Il s’agit de Nidal Malik Hasan, condamné à mort pour avoir tué 13 personnes, dont 12 soldats, lors de la fusillade de Fort Hood, au Texas, en 2009, rapporte BFM tv.
Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a recommandé cette méthode d’exécution, approuvée par Donald Trump, a indiqué lundi le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell. Ancien psychiatre de l’armée américaine, Nidal Hasan avait ouvert le feu le 5 novembre 2009 dans un centre médical de la base militaire de Fort Hood. Il avait également blessé plusieurs dizaines de personnes. Blessé par balle lors de l’intervention des forces de l’ordre, il est aujourd’hui partiellement paralysé.
Condamné à mort en 2013 par un tribunal militaire, il est détenu dans un centre pénitentiaire de l’armée situé au Kansas. La date et le lieu de son exécution n’ont pas encore été fixés. La décision de Donald Trump intervient dans un contexte marqué par les difficultés entourant l’application de la peine capitale aux États-Unis.
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Quelques jours auparavant, l’exécution de Christa Pike, condamnée à mort dans le Tennessee, avait échoué après deux injections létales. La détenue, qui devait devenir la première femme exécutée dans cet État depuis plus de deux siècles, a survécu et se trouvait dans un état critique.
La question de la disponibilité des produits nécessaires aux injections létales alimente également le débat sur les méthodes d’exécution utilisées aux États-Unis. Pour certains observateurs, le recours au peloton d’exécution peut ainsi apparaître comme une alternative face aux difficultés rencontrées avec l’injection létale.
Le peloton d’exécution est actuellement autorisé dans cinq États américains pour l’application de la peine de mort. Mais au sein de l’armée américaine, cette méthode n’avait plus été utilisée depuis 1961.
Une décision à forte portée politique
Pour Francis Langlois, cette décision traduit également la volonté de Donald Trump de réaffirmer son autorité sur les institutions et d’afficher sa fermeté à l’égard de ceux qu’il considère comme des ennemis.
Nidal Hasan avait choisi de se défendre seul lors de son procès, sans contester les charges retenues contre lui ni appeler de témoins. Les débats avaient notamment révélé ses échanges en ligne avec Anwar al-Awlaqi, une figure présumée d’Al-Qaïda, tuée en 2011 lors d’une frappe américaine au Yémen.
Les bases militaires régulièrement touchées par des fusillades
Le cas de Fort Hood s’inscrit dans une série de fusillades ayant touché des installations militaires américaines ces dernières années.
En 2025, un soldat avait ouvert le feu sur une base en Géorgie, blessant cinq militaires. En 2019, un matelot américain avait tué deux personnes et blessé une autre sur une base à Hawaï. La même année, un étudiant saoudien dans une école militaire avait tué trois personnes sur une installation de Floride.
En 2015, un Américain né au Koweït avait attaqué deux installations militaires du Tennessee, tuant quatre Marines et un matelot. Deux ans auparavant, une fusillade au Washington Navy Yard avait fait 12 morts et huit blessés avant que l’auteur ne soit abattu par les forces de l’ordre.
Avec l’approbation de Donald Trump, le peloton d’exécution pourrait donc faire son retour au sein de l’armée américaine, plus de six décennies après sa dernière utilisation.




