Prix Nobel de la paix 2026 : La juriste sud-africaine Navi Pillay récompensée

La juriste sud-africaine Navi Pillay a été récompensée par le prix Nobel de la paix, selon le texte transmis, pour son engagement en faveur du droit international et de la poursuite des auteurs de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide. Âgée de 85 ans, cette ancienne Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a consacré une grande partie de sa carrière à la défense des droits humains et à la lutte contre l’impunité, rapporte La Presse Ca.
Née le 28 septembre 1941 à Durban, en Afrique du Sud, sous le régime de l’apartheid, Navi Pillay s’est illustrée par un parcours marqué par plusieurs étapes historiques. Avocate d’origine indienne, elle a notamment défendu des militants antiapartheid avant de devenir juge et d’occuper des fonctions importantes au sein des institutions judiciaires internationales.
Elle a notamment travaillé au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), chargé de juger les responsables du génocide de 1994, puis exercé les fonctions de Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme de 2008 à 2014.
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Navi Pillay a également présidé une commission d’enquête indépendante qui, en septembre 2025, a conclu qu’Israël commettait un génocide dans la bande de Gaza. Israël a rejeté ces conclusions, les qualifiant de biaisées et mensongères.
Le comité Nobel, pour sa part, a mis en avant le rôle de la lauréate dans la lutte contre l’impunité pour les crimes internationaux, notamment à travers ses travaux sur le génocide au Rwanda et les soupçons de génocide en Birmanie. Selon le texte transmis, la motivation officielle du prix ne cite toutefois pas spécifiquement Gaza.
Cette distinction intervient dans un contexte de fortes tensions autour du droit international et de la Cour pénale internationale (CPI). En 2024, cette juridiction a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité présumés dans la bande de Gaza.
Les États-Unis, qui ne reconnaissent pas la compétence de la CPI, ont par ailleurs pris des sanctions contre des membres de la Cour. De nouvelles mesures annoncées par Washington, selon le texte transmis, ont ravivé les inquiétudes concernant les pressions exercées sur les institutions judiciaires internationales.
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Lors d’une conférence de presse organisée à Nuremberg, ville où furent jugés les principaux responsables nazis après la Seconde Guerre mondiale, Navi Pillay aurait dédié son prix « à tous les survivants de crimes internationaux ».
Son parcours est également marqué par des premières historiques. En 1967, elle serait devenue la première femme non blanche à ouvrir un cabinet d’avocats dans la province sud-africaine du Natal. Plus tard, sur recommandation de Nelson Mandela, elle a rejoint le Tribunal pénal international pour le Rwanda.
À travers cette distinction, son engagement en faveur des droits humains, de la justice internationale et de la lutte contre l’impunité se retrouve au centre du débat mondial sur la protection du droit international.




