«Entreprendre au féminin» : L’étape de Nando s’achève sur une note de satisfaction

La commune de Réo a constitué la dernière étape de la campagne Pagb Yidgr-Sooré pour la région du Nando. Le mercredi 14 octobre 2026, la délégation a été reçue par la haut-commissaire de la province du Sanguié qui a salué cette initiative en faveur de l’entrepreneuriat féminin.

La première étape de la campagne Padg Yidgr-Sooré prend fin. Dans province du Sanguié qui a accueilli cette dernière étape, les autorités administratives saluent cette campagne, car, selon elles, les femmes sont au cœur de l’activité maraîchère, l’une des principales ici. Les femmes sont au coeur de l’activité maraîchère, l’une des principales ici.

La directrice provinciale de la famille et de la solidarité Fatimata Chérife Zongo
La directrice provinciale de la famille et de la solidarité Fatimata Chérife Zongo

Selon la directrice provinciale de la famille et de la solidarité Fatimata Chérife Zongo, dès le matin à Réo et les localités environnantes, ce sont les femmes qui commencent à arroser les jardins avec leurs enfants. «Elles sont au centre. Et elles vont encore aider leurs maris à vendre. Pour la rentrée scolaire, ce sont les femmes qui participent beaucoup à la prise en charge de la scolarité des enfants», a-t-elle renseigné.

Elle a fait savoir qu’au cours des plaidoyers avec les leaders coutumiers pour un accès à la terre au profit des femmes, ils reviennent sur tous ces paramètres. «Une femme qui a été bien formée, et qui est indépendante économiquement fait profiter ses enfants, et même fait profiter toute sa famille», a-t-elle soutenu.

Germaine Ouoba, Haut-Commissaire de la province du Sanguié a salué cette initiative du projet SWEDD+ qui, selon elle, vient rappeler aux différentes communautés, le rôle qu’ils doivent jouer pour accompagner les femmes pour leur autonomisation financière.

Germaine Ouoba, Haut-Commissaire de la province du Sanguié
Germaine Ouoba, Haut-Commissaire de la province du Sanguié

«Dans la province du Sanguié, la femme occupe une place très importante dans le foyer et dans la communauté. Alors les communautés doivent accompagner les femmes pour qu’elles brisent les barrières qui les empêchent de s’auto-prendre en charge», a-t-elle interpellé.

Elle fait savoir qu’il y a des actions qui sont menées sur le terrain en termes de sensibilisation, de formation, de recyclage. «Et toutes ces actions mises ensemble avec cette caravane, je pense que c’est une opportunité que les femmes de la province du Sanguié doivent saisir», a-t-elle encouragé.

Par ailleurs, elle a invité les femmes à briser le silence. «Parce que le constant fait ressortir que les femmes sont vraiment dynamiques. Et par moment, elles ne savent même pas l’entrepreneure qui dort en elles. Et cette caravane de communication va venir les aider à réveiller cet aspect entrepreneur qu’elles ne connaissent pas », a-t-elle lancé.

Aussi, a-t-elle appelé les femmes du Sanguié à un peu plus loin de l’entrepreneuriat plus tôt qu’à se limiter dans la couture ou la coiffure. « J’aimerais voir la femme de la province du Sanguié aller aussi au niveau du génie civil (…) », a-t-elle invité.

Au même moment, une rencontre de plaidoyer se tenait à l’hôtel de ville de Réo avec les leaders religieux et coutumiers afin de solliciter leur soutien en faveur de l’entrepreneuriat féminin.

Issaka Zagré, PDS de la commune de Réo
Issaka Zagré, PDS de la commune de Réo

Issaka Zagré, PDS de la commune de Réo a invité les participants à faire de l’entrepreneuriat féminin, une réalité, dans la commune en facilitant l’accès des femmes à la terre.

À la fin de cette étape, les organisateurs se disent satisfaits malgré de nombreux défis qui restent à relever. « À l’étape du Nando, nous pouvons tirer un bilan satisfaisant par rapport aux différentes qui avaient été planifiées et qui ont été mises en œuvre notamment les sessions des plaidoyers qui ont mobilisés des communautés religieuses et coutumières», a salué Aminata Compaoré née Zallé, chargée de communication du projet SWEDD+.

L’autre motif de satisfaction, selon Aminata Compaoré, c’est que d’autres plaidoyers menés auprès des chef de canton à Kokologho et à Koudougou, ces leaders coutumiers ont promis de s’impliquer afin de promouvoir l’entrepreneuriat féminin dans leurs localités. «C’est pour dire que le message a été reçu et ces différents différents leaders nous ont rassurés de leur accompagnement à être des relais dans leurs communautés afin que les femmes puissent avoir plus de voix, plus d’espace pour entreprendre, s’épanouir, s’ autonomiser et participer également à l’économie nationale», a-t-elle avancé.

Lire également 👉Kokologho : Les leaders coutumiers et religieux appelés à soutenir l’entrepreneuriat féminin

Outre, les plaidoyers, il y a eu également des causeries éducatives, des théâtres-forum, des visites auprès des femmes modèles, et les différentes séances de dépistage organisées à Koudougou, Kokologho et Réo afin de booster l’entrepreneuriat féminin dans la région du Nando.

W.S

Burkina 24

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