Pérennité des entreprises et civisme fiscal : Le CGA de Ouagadougou mise sur la formalisation de l’économie informelle

Le Centre de gestion agréé de Ouagadougou (CGA) a tenu, ce jeudi 15 octobre 2026, une session de sensibilisation et d’échanges à l’attention des acteurs du CGA et de l’économie informelle. L’objectif est de promouvoir la formalisation des entreprises pour assurer leur pérennité et renforcer leur contribution au développement économique du Burkina Faso.

À l’heure du développement économique, formaliser l’économie informelle s’avère essentiel. En effet, l’économie informelle représente aujourd’hui 80 % ou plus de l’activité économique globale, mais sa contribution fiscale demeure inférieure à 3 % selon le président de la Délégation spéciale consulaire de la Chambre de commerce, Roland Achille Sow.

C’est pour remédier à ce déséquilibre et transmettre les avantages de la formalisation qu’ont été réunis les acteurs du CGA, les commerçants des marchés et yaars, ainsi que des partenaires institutionnels clés comme la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), la Direction générale des impôts (DGI) et la Chambre de commerce et d’industrie.

Le président de la Délégation spéciale consulaire de la Chambre de commerce, Roland Achille Sow
Le président de la Délégation spéciale consulaire de la Chambre de commerce, Roland Achille Sow

Au cours de cette journée, les participants ont été outillés sur l’ensemble des procédures administratives et légales nécessaires à la formalisation.

Prenant la parole, le président de la Délégation spéciale consulaire de la Chambre de commerce, Roland Achille Sow, a souligné les enjeux fondamentaux de cette démarche.

« Une entreprise formalisée est une entreprise qui a la chance d’être générationnelle, car dans le cas contraire, dès que vous n’êtes plus là, l’entreprise disparaît, » a-t-il expliqué.

Il a également rappelé la nécessité du civisme fiscal pour financer les services publics.« Pour pouvoir développer un pays, il faut des recettes, et ces recettes sont fiscales ou douanières. Malheureusement, ce secteur a moins de contribution. Une contribution de moins de 3 % alors qu’elle représente la plus grande masse. C’est pour cela que tous les acteurs concernés, dans nos marchés, yaars et nos quartiers, doivent connaître leurs devoirs et obligations».

Selon Oumarou Barro, directeur du CGA de Ouagadougou, plusieurs thématiques clés sont abordées au cours de la formation avec les collaborateurs stratégiques.

«Au cours de cette session de formation, la DGI interviendra sur le civisme fiscal et la CNSS sur les droits et obligations en matière de sécurité sociale. Nous allons également traiter la formalisation des entreprises avec la maison de l’entreprise du Burkina . Le CGA interviendra sur les conditions d’adhésion, les avantages consentis par l’Etat à travers le DGI lorsque vous êtes adhérents du CGA de Ouagadougou», a-t-il développé.

Pour la directrice générale des impôts, Talato Eliane Djiguemdé/Ouédraogo, cette initiative vient à point nommé dans la mesure où l’administration fiscale et le monde informel sont réunis pour la même cause, l’un ne pouvant se développer sans l’autre. Elle a réaffirmé que l’ambition ultime est de bâtir des entreprises viables génération après génération et à plus de 200 ans.

Outre l’aspect réglementaire, la session a permis de former les entrepreneurs à l’accès au financement et aux marchés publics afin de leur ouvrir de nouvelles perspectives d’affaires.

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Flora KARAMBIRI

Burkina 24

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