Koudougou : 834 engins sans immatriculation épinglés lors d’une opération de contrôle

La circulation des engins non immatriculés reste une préoccupation pour les autorités chargées des transports. À Koudougou, la Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM) a décidé de passer à l’action. Ce mardi 3 novembre 2026, ses équipes, accompagnées de la Direction régionale de la mobilité urbaine et des forces de l’ordre, ont investi plusieurs carrefours et points de vente de motos pour contrôler les immatriculations et sensibiliser les acteurs concernés.
Le bilan de cette opération est révélateur. Sur 1 615 engins contrôlés, 834 ne disposaient pas d’une immatriculation, soit plus de la moitié des véhicules vérifiés.
Dans le détail, les contrôles ont concerné 1 361 engins à deux roues, 166 à trois roues et 88 à quatre roues. Au terme de l’opération, 38 engins ont été conduits en fourrière et 212 ont fait l’objet de sanctions.

Au-delà des contrôles routiers, la mission s’est également intéressée aux vendeurs de cycles. L’objectif était notamment de vérifier la conformité de leurs agréments, la disponibilité des cartes et des bandes nécessaires à l’établissement des immatriculations provisoires. Si certains commerçants respectent déjà les dispositions réglementaires, d’autres présentent encore des insuffisances. Ces derniers ont été sensibilisés et invités à régulariser leur situation.
Pour Anicha Banka Kadiogo, directrice en charge du transport maritime, fluvial et de la facilitation du transit à la DGTTM, cette démarche répond à une double exigence, faire respecter la réglementation et amener les usagers à prendre leurs responsabilités. « L’usager doit disposer soit d’une immatriculation provisoire, valable deux mois, en attendant d’accomplir les formalités pour l’immatriculation définitive, soit directement d’une immatriculation définitive », a-t-elle rappelé.
Les vendeurs de cycles occupent également une place importante dans ce dispositif. Car à l’entendre, c’est à leur niveau que l’immatriculation provisoire doit être établie dès l’achat d’une moto, d’un tricycle ou d’un véhicule. La DGTTM entend ainsi les responsabiliser davantage afin d’éviter la mise en circulation d’engins dépourvus de plaques réglementaires.
Mais l’enjeu dépasse le simple respect des textes. Dans un contexte sécuritaire difficile, l’identification des engins constitue aussi une nécessité. « Il est très important de savoir à qui appartient chaque engin qui circule sur nos voies routières », a insisté Anicha Banka Kadiogo. La disponibilité de données fiables sur le parc automobile constitue également un outil d’aide à la décision pour les autorités.

À travers cette opération, la DGTTM entend donc assainir la circulation des engins, renforcer leur traçabilité et rappeler aux usagers comme aux commerçants que l’immatriculation n’est pas une option, mais une obligation.
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Sié Frédéric KAMBOU
Burkina 24




