SIIBA BIM AFRIK 2026 : L’innovation au cœur des réflexions sur l’avenir du BTP et du ferroviaire au Burkina Faso

La deuxième édition du Salon de l’innovation de l’industrie du BTP en Afrique (SIIBA BIM Afrique) a ouvert ses portes, ce jeudi 5 novembre 2026, à Ouagadougou. Placée sous le thème « Transformation numérique et innovation dans le BTP et le ferroviaire : quels leviers pour le Burkina Faso ? », cette rencontre réunit les acteurs du secteur autour des enjeux de modernisation et de développement des infrastructures.
C’est parti pour trois jours de réflexion, de partage d’expériences et de découverte d’innovations dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics (BTP) et du ferroviaire. Du 5 au 7 novembre 2026, panels, sessions de formation, échanges d’expériences, rencontres de réseautage et présentations d’innovations rythmeront cette deuxième édition du SIIBA BIM AFRIK.

Pour le promoteur du salon, Fabrice Yangané, cette initiative se veut un cadre de réflexion et de concertation réunissant les acteurs de la construction afin d’identifier des pistes de solutions pour améliorer le secteur. «Le but c’est de faire découvrir, partager tout ce qui est innovation dans le secteur des BTP de façon générale, et aussi explorer des solutions concernant le ferroviaire», a-t-il fait savoir.
Il a également précisé que l’innovation ne se limite pas nécessairement à l’utilisation de logiciels ou d’outils numériques. Elle peut aussi se traduire par l’adoption de nouvelles méthodes de travail et de nouvelles pratiques professionnelles.
Le président de la délégation spéciale de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, Achille Roland Sow, parrain de cette édition a rappelé la place importante qu’occupe le secteur du BTP dans l’économie nationale. «Ils mobilisent de nombreuses entreprises, créent des emplois et améliorent le cadre de vie de nos populations», a-t-il déclaré.

Toutefois, le secteur reste confronté à plusieurs défis, notamment en matière de qualité des ouvrages, de maîtrise des coûts et des délais ainsi que de formation des professionnels et des acteurs. Pour lui, l’innovation constitue une réponse incontournable à ces difficultés. «La qualité des ouvrages, la maîtrise des coûts et des délais, la formation des professionnels et la acteurs. Face à ces défis, l’innovation n’est ni un luxe, ni une affaire réservée aux grandes entreprises», a-t-il ajouté.
Dans cette dynamique, il a mis en avant l’apport des outils numériques, des matériaux innovants, de la préfabrication et du BIM (Building Information Modeling), une méthode reposant sur une maquette numérique permettant aux différents intervenants d’un projet de travailler sur une base commune.
Ces solutions contribuent à réduire les erreurs, à améliorer la qualité des ouvrages et à renforcer la transparence dans la conduite des projets. «Mais la technologie seule ne suffira pas : elle appelle des compétences solides, des entreprises structurées et une collaboration réelle entre pouvoirs publics, secteur privé, universités et ordres professionnels», a-t-il poursuivi.

Au-delà de la modernisation technologique, Achille Roland Sow a insisté sur la nécessité de valoriser les compétences et les matériaux locaux. Il a notamment plaidé pour un meilleur accès des petites et moyennes entreprises aux innovations afin qu’elles puissent prendre pleinement part aux grands projets de développement du pays. «Nous devons permettre à nos petites et moyennes entreprises d’accéder à ces innovations et de participer pleinement aux grands projets structurants du pays», a-t-il noté.
Abordant la question du transport ferroviaire, le président de la délégation spéciale de la Chambre de commerce a relevé le faible niveau de développement de ce secteur au Burkina Faso. Une situation qu’il considère toutefois comme une opportunité à saisir pour bâtir des infrastructures modernes et adaptées aux exigences actuelles.
«C’est précisément ce qui en fait une opportunité. Presque tout est à construire, et nous pouvons le faire d’emblée aux standards d’aujourd’hui, sans reproduire les retards des autres. Pour un pays sans littoral, le rail est un levier de compétitivité : il baisse le coût du fret, sécurise nos corridors vers les ports et soutient nos filières manières, agricole et industriel. Ce salon est le lieu où cette réflexion doit s’engager», a-t-il interpellé.
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W.S
Burkina 24




