Sécurité routière : 700 engins mis en fourrière en une matinée à Ouagadougou

Ce jeudi 8 octobre 2026, la police municipale de Ouagadougou a mené une vaste opération de contrôle sur les axes routiers de la capitale. Entre 6h00 et 10h00 du matin, cette descente axée sur le respect du port du casque obligatoire s’est soldée par la mise en fourrière de 700 engins à deux roues et de trois tricycles.

Après une période de sensibilisation de deux ans menée à l’échelle nationale, les autorités municipales et sécuritaires ont résolument basculé vers une phase de répression. Cette directive, soutenue par le ministère de la Sécurité, vise à encadrer strictement la circulation des cyclomoteurs, vélomoteurs et motocyclettes conformément aux textes en vigueur.

Contrôle rigoureux du port du casque par la police municipale à Ouagadougou
Des casques non homologués, comme les casques de chantier

Sur le terrain, les agents ont relevé plusieurs infractions récurrentes. Outre l’absence totale de protection, de nombreux usagers ont été interpellés pour un port incorrect du dispositif, tel que l’omission d’attacher la mentonnière, chose qui transforme le casque en simple accessoire inefficace en cas de chute. D’autres usagers ont tenté de substituer les équipements homologués par des casques de chantier, une pratique formellement prohibée par la réglementation routière.

Le contrôleur de police Mohamed Koffi Ayechewou sur le terrain
Le contrôleur de police Mohamed Koffi Ayechewou sur le terrain

Le contrôleur de police municipale Mohamed Koffi Ayechewou est revenu sur les motivations de cette descente terrain. « Si les gens continuent à ne pas porter le casque, nous, nous allons continuer à réprimer et toute la rigueur de la loi leur sera appliquée et ce sans état d’âme », a-t-il indiqué.

Il a également exprimé son incompréhension face au profil des contrevenants. Car près de 80 % des personnes interpellées au cours de la matinée étaient des élèves et des étudiants.

Les élèves et étudiants lourdement représentés parmi les contrevenants.

 «Nous pensons que les élèves même doivent être des ambassadeurs auprès de la population par rapport au port du casque pour que les forces de sécurité intérieure qui mènent l’opération soient également soulagées à quelque part », a-t-il déploré.

Pour espérer récupérer leur engin confisqué, les propriétaires doivent se soumettre à une procédure administrative précise. Celle-ci exige la présentation d’un casque homologué conforme, le paiement d’une amende forfaitaire fixée à 3 000 francs CFA, ainsi que la fourniture des documents officiels attestant de la régularité de la moto.

Une partie des 700 motos saisies en quatre heures d'opération
Une partie des 700 motos saisies en quatre heures d’opération

Cette phase répressive, lancée le 1er octobre 2026 par le ministre de la Sécurité Mahamadou Sana, fait suite à deux années de sensibilisation. L’obligation du casque est encadrée par le décret 78-105 pour les deux ou trois roues, et l’amende est fixée par le décret 2003-418. Les opérations sont menées sur tout le territoire par les Forces de Sécurité Intérieure.

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Akim KY

Burkina 24

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