Université Joseph Ki-Zerbo : Le journaliste Stéphane Sanou décroche le doctorat avec la mention très honorable
Le lundi 26 octobre 2026, Stéphane Sanou, journaliste de profession, a soutenu avec brio sa thèse de doctorat unique à l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou. Il s’est vu décerner la mention très honorable, une consécration qui vient couronner des années de recherches rigoureuses menées au sein de l’École doctorale Lettres, Sciences humaines et Communication (ED-LESHCO) et du Laboratoire Langues, Discours et Pratiques artistiques (LADIPA).
Placée sous la direction du Professeur Sidiki Traoré, la recherche de l’impétrant s’intitule: « Norme grammaticale et écriture journalistique à travers trois organes de presse burkinabè : Le Quotidien, Le Reporter et Burkina 24 ». Devant un jury d’éminents universitaires présidé par le Professeur Mamadou Lamine Sanogo, Stéphane Sanou a exposé les motivations et les articulations maîtresses de son travail.

L’étude s’appuie sur un corpus vaste et varié couvrant une période de six mois (de janvier à juin 2021) et regroupant une trentaine d’articles par organe issus de la presse écrite et en ligne. En mobilisant trois perspectives complémentaires, la grammaire traditionnelle normative, la sociolinguistique et la stylistique, le chercheur a mis en lumière la manière dont les professionnels de l’information naviguent entre rigueur institutionnelle et réalités discursives.

L’exposé a notamment mis en relief la coexistence de trois types d’écarts au sein de la production journalistique : des écarts criticables dont les erreurs de ponctuation, de majuscules ou d’accords, des écarts sociolinguistiques ancrés dans le contexte plurilingue national, et des choix stylistiques porteurs de sens.

Comme l’a souligné le nouveau docteur lors de sa présentation, l’écriture journalistique burkinabè « respecte la norme grammaticale de façon large ou essentiellement », tout en s’autorisant des variations expressives adaptées à son public.

À l’issue de la délibération, le jury a salué la pertinence sociale et scientifique de cette recherche, en qualifiant le manuscrit de « document de référence qui est très bien fait ». Le Professeur Mamadou Lamine Sanogo a insisté sur la complexité de l’étude. Il a d’ailleurs salué l’effort d’articulation entre les différentes disciplines linguistiques et l’ouverture offerte sur la problématique d’une éventuelle norme endogène du français au Burkina Faso.

A l’issue de la proclamation des résultats, le docteur Stéphane Sanou a exprimé sa profonde gratitude. « C’est un sentiment de joie, c’est une satisfaction et j’en suis très heureux. Cette recherche nous a permis de mesurer la force d’usage sur la norme », a-t-il laissé entendre.

Stéphane Sanou a également tenu à remercier sa famille, ses proches ainsi que sa hiérarchie professionnelle pour le soutien indéfectible qui lui a permis d’allier exigences de la recherche et impératifs du terrain journalistique.

Pour l’avenir, le nouveau diplômé entend poursuivre ses investigations dans le domaine de la recherche et de la consultation. Cette thèse ouvre en effet de nouvelles perspectives pour repenser la formation dans les écoles de journalisme, tout en renforçant l’ancrage entre la maîtrise de la langue et l’efficacité de l’information transmise aux citoyens, dit-il.
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Akim KY
Burkina 24




