Burkina Faso : La formation professionnelle au cœur de la Semaine nationale pour l’éducation

La 4e édition de la Semaine nationale pour l’éducation (SNE) se tient du 26 au 31 octobre 2026 autour du thème « Société civile et secteur privé : transformer la formation technique et professionnelle pour bâtir une économie nationale adaptée, résiliente et souveraine ». L’initiative entend favoriser la réflexion sur l’avenir du système éducatif et le rapprochement entre formation et emploi.

A l’ouverture des travaux, Alexandre LeGrand Zango, chargé de mission au ministère de l’enseignement secondaire, de la formation professionnelle et technique, a plaidé pour une meilleure adéquation entre la formation et les besoins de l’économie nationale.

Alexandre LeGrand Zango

« On peut un peu inverser la tendance pour que d’ici 20250, on ait 60% de nos enfants qui partent pour la formation technique et professionnelle. Les 40% peuvent toujours faire de la littérature », a-t-il déclaré.

Pour lui, cette orientation vise à donner davantage de place aux compétences pratiques et aux métiers, sans remettre en cause l’importance des filières littéraires dans la construction de la pensée et l’élaboration des idées.

C’est l’enjeu de la 4e édition de la Semaine nationale pour l’éducation, qui réunit plusieurs acteurs autour des perspectives de transformation de l’école burkinabè. Le développement de la formation professionnelle, de la recherche scientifique et du numérique constitue, selon Alexandre LeGrand Zango, un autre levier pour renforcer la souveraineté du Burkina Faso.

Photo de famille à l’occasion de la 4e édition de la Semaine pour l’éducation

C’est dans cette optique que le président du Conseil d’administration du Cadre de concertation des ONG et associations actives en éducation au Burkina Faso (CCEB-BF), Ilboudo Kassoum,  a rappelé l’importance de la mobilisation collective pour améliorer le système éducatif.

Selon lui, l’éducation ne peut relever de la seule responsabilité de l’État. Elle nécessite également l’implication des familles, des communautés, de la société civile et du secteur privé. « Aucune transformation durable de l’éducation ne peut se construire sans dialogue, sans coopération et sans la mobilisation de toutes les forces vives de la Nation », a-t-il déclaré.

La SNE prévoit plusieurs activités, notamment des panels, des ateliers, des expositions, des rencontres entre entreprises et apprenants ainsi que des débats radiophoniques et télévisés.

Les travaux doivent permettre de faire le point sur les politiques et les réformes nationales en matière de formation technique et professionnelle, d’examiner les initiatives conduites par la société civile et le secteur privé, puis d’identifier les bonnes pratiques à valoriser.

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Le représentant des partenaires, le directeur pays d’Oxfam Burkina, Omer Kaboré, a, pour sa part, salué la tenue de cette semaine de réflexion et souligné l’importance de la collaboration entre les pouvoirs publics, les organisations de la société civile, le secteur privé et les communautés.

Le directeur pays d’Oxfam Burkina, Omer Kaboré

Il a appelé les différents acteurs à s’engager durablement pour contribuer à l’amélioration du système éducatif et à la réussite de la formation technique et professionnelle.

L’enjeu est de faire de cette rencontre un cadre de réflexion débouchant sur des proposition concrètes, capables de rapprocher davantage la formation des besoins du marché du travail et des ambitions de développement du pays.

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