L’après immersion patriotique : Les journalistes tirent leur première cartouche de sang

La première cohorte de journalistes, qui a pris part à l’immersion patriotique volontaire du 9 au 14 août dernier, s’est mobilisée ce lundi 21 septembre 2026 pour une séance de don de sang au Centre national de transfusion sanguine (CNTS) de Ouagadougou.
Au retour de cette immersion organisée à l’Académie de police par le ministère en charge de la Sécurité, en collaboration avec celui en charge de la Communication, les hommes et femmes de médias ont décidé de traduire leur engagement patriotique en un acte citoyen fort : un don de sang.

Ce lundi matin, ils se sont ainsi rassemblés au CNTS de Ouagadougou pour offrir une trentaine de poches de sang. L’objectif était double : contribuer à ravitailler la banque de sang en cette période de forte demande et démontrer que les bons réflexes appris lors de l’immersion ont désormais intégré leur quotidien.

« Nous les immergés des professionnels des médias nous sommes là aujourd’hui pour mettre en application ce que nous avons appris au sein de l’académie de police tout au long de notre séjour. C’est un acte patriotique et solidaire. Et nous avons décidé d’être solidaire envers les personnes qui sont dans le besoin.
Nous sommes en saison pluvieuse, il y a le paludisme qui sévit. Nous sommes également en temps de guerre et il est important de contribuer pour prendre en charge les blessés de guerre. C’est ce qui nous a donc motivés à tenir cette activité », a déclaré David Saba, porte-parole des immergés des professionnels des médias.

Les femmes ont également répondu présentes à ce rendez-vous de la solidarité, à l’instar de Roukiatou Soma du journal L’Observateur Paalga. Pour elle, cette participation vise non seulement à sauver des vies, mais aussi à encourager d’autres femmes à franchir le pas sans crainte.
« C’est avec plaisir que j’ai participé aujourd’hui à la séance de don de sang pour contribuer à ma manière à sauver une vie. Pour ceux qui hésitent encore, c’est une invite à se lancer car il y a rien de plus beau que de savoir qu’on participe à garder une personne en vie », a témoigné Roukiatou Soma.

Présente sur les lieux, le Dr Déborah Yé, médecin hémobiologiste en service au CNTS, a salué cette initiative salutaire, rappelant que les besoins en produits sanguins demeurent criards au Burkina Faso.
« Nous salons cette initiative des journalistes qui ont pensé à nos malades qui ont besoin de sang. J’espère que c’est une activité qui va se perpétuer. Nous de notre coté nous sommes toujours disponible à les accueillir dans trois mois pour les hommes et dans quatre mois pour les femmes pour leur prochain don », s’est-elle réjouie.

Conscients des défis actuels, les journalistes immergés ont tenu à faire savoir que cette séance de don de sang ne constitue que la toute première activité d’une longue série d’actions citoyennes à venir.
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Flora KARAMBIRI
Burkina 24




