SIAO 2026 : Le village AES, une vitrine du savoir-faire sahélien et de l’intégration

Rapprocher les artisans, mutualiser les expériences et valoriser les savoir-faire communs. C’est l’ambition du village de l’Alliance des États du Sahel (AES), officiellement inauguré le samedi 31 octobre 2026 sur le site du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO). Pensé comme un espace de rencontre et de coopération entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, il constitue l’une des innovations de cette 18ᵉ édition du rendez-vous de l’artisanat africain.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par la coupure du ruban en présence du ministre burkinabè de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, et de son homologue malien, Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. La ministre ghanéenne du Commerce, de l’Agroalimentaire et de l’Industrie, Elizabeth Ofosu-Adjare, représentant le pays invité d’honneur, a également pris part à l’événement.

À peine les officiels ont-ils franchi l’entrée du village qu’ils sont accueillis par des sonorités nigériennes. Une ambiance festive accompagne leur découverte des stands, où les productions artisanales des trois pays mettent en lumière la richesse et la diversité des cultures sahéliennes.

SIAO 2026 : Le village AES, une vitrine du savoir-faire sahélien et de l’intégration

Mais l’initiative va bien au-delà de la simple exposition. Elle entend offrir aux acteurs du secteur un cadre pour confronter leurs expériences, présenter leurs acquis et échanger sur les difficultés qui freinent le développement de l’artisanat dans l’espace confédéral.

« Nous avons voulu, à travers ce village AES, permettre aux structures des trois pays de se réunir dans un seul espace pour partager des expériences, voir les différents acquis, les problématiques et les insuffisances, et échanger ensemble sur les solutions à apporter », a expliqué Serge Gnaniodem Poda.

Pour lui, cette démarche s’inscrit dans la volonté des trois États de renforcer leur coopération et d’harmoniser leurs politiques dans le domaine de l’artisanat. Il a également souligné la nécessité de faire de l’industrialisation un levier de transformation du secteur, afin d’améliorer les capacités de production et de donner davantage de valeur aux créations locales.

La présence du Ghana, pays invité d’honneur, et de Madagascar à cette inauguration donne par ailleurs une dimension africaine à cette initiative. À travers ce village, le SIAO entend ainsi rappeler que l’artisanat constitue non seulement un patrimoine à préserver, mais aussi un levier de rapprochement entre les peuples et de développement économique partagé.

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Sié Frédéric KAMBOU

Burkina 24

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