Paludisme et hépatites B et C : Le ministère de la santé lance une nouvelle enquête nationale

En collaboration avec le ministère de la Santé, l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) a lancé, ce mardi 29 septembre 2026, à Ouagadougou, l’enquête sur les indicateurs du paludisme et des hépatites B et C au Burkina Faso.

Au Burkina Faso, malgré les efforts consentis, le paludisme demeure l’une des principales causes de consultation, d’hospitalisation et de décès. Les hépatites virales B et C constituent, quant à elles, une préoccupation croissante de santé publique.

Cette enquête vise donc à fournir des données actualisées, fiables et représentatives, aux niveaux national et régional, sur ces maladies, afin d’évaluer les progrès réalisés dans la lutte contre ces pathologies et d’orienter les politiques et programmes de santé. Au total, environ 7 800 ménages seront enquêtés sur l’ensemble du territoire national.

Le directeur général de l’INSD, Toubou Ripama a indiqué que l’objectif principal de cette enquête est de mesurer l’ampleur du paludisme et des hépatites virales B et C au sein des populations.

Le directeur général de l’INSD, Toubou Ripama
Le directeur général de l’INSD, Toubou Ripama

Il a ajouté que les équipes seront déployées dans les 17 régions du pays pour la collecte des données, qui s’étendra sur deux mois. «Chaque agent sera muni d’une tablette pendant l’opération de collecte dès que c’est fini, il valide et nous recevons cela sur la base de données de l’INSD», a-t-il expliqué.

Fatoumata Bako/Traoré, ministre déléguée chargée du Budget, a laissé entendre qu’il était important de réactualiser les données, après celles de 2020.

Fatoumata Bako/Traoré, ministre déléguée chargée du Budget
Fatoumata Bako/Traoré, ministre déléguée chargée du Budget

«Il s’agissait pour nous de procéder à une nouvelle enquête pour nous permettre d’avoir des données plus récentes, plus actualisées et qui vont nous permettre de mieux évaluer la situation, et par la suite mettre en œuvre, les dispositions idoines en vue de mieux adresser cette question et bouter hors de notre pays le paludisme», a-t-elle déclaré.

Dr Robert Lucien Kargougou, ministre en charge de la Santé, a affirmé que les résultats de cette enquête permettront de disposer d’une estimation représentative de la prévalence des hépatites B et C afin d’orienter les stratégies de prévention, de vaccination et de prise en charge.

Dr Robert Lucien Kargougou, ministre en charge de la Santé
Dr Robert Lucien Kargougou, ministre en charge de la Santé

« Ces données viendront enrichir de façon déterminante le système national d’information sanitaire. Elles nous permettront d’évaluer avec objectivité les progrès accomplis depuis les précédentes éditions de l’enquête sur les indicateurs du paludisme, de mesurer l’impact réel des interventions menées sur le terrain et d’ajuster le cas échéant », a-t-il souligné.

Le ministre de la Santé a rassuré que toute personne dont le dépistage s’avérera positif sera prise en charge. «Cette enquête n’est pas qu’un exercice statistique, elle constitue pour les populations qui y participeront, une véritable opportunité de dépistage et en cas de positivité, d’accès aux soins», a-t-il assuré.

Par ailleurs, le ministre Kargougou a appelé les populations à accueillir favorablement les enquêteurs et à participer à l’enquête ainsi qu’aux dépistages, qui sont « volontaires et confidentiels ». Les résultats finaux sont attendus d’ici mai 2027.

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W.S

Burkina 24

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