Diesel russe : L’UE accuse Washington d’offrir à Moscou « les moyens de faire la guerre »

La cheffe de la diplomatie de l’Union européenne (UE), Kaja Kallas, a dénoncé ce samedi 10 octobre 2026 la levée de sanctions sur le diesel russe, estimant que cette décision permettrait à Moscou d’accroître ses revenus pour financer la guerre contre l’Ukraine, rapporte le Journal de Montréal.

« Suspendre les sanctions sur le diesel russe donne à Moscou davantage de revenus pour faire la guerre. Ce n’est pas le moment d’alléger la pression sur la Russie, et l’Europe ne le fera pas », a-t-elle écrit sur les réseaux sociaux.

Kaja Kallas a également rappelé les récentes frappes russes meurtrières en Ukraine et dénoncé l’intensification des attaques hybrides de Moscou contre les pays européens et les alliés de l’OTAN.

Donald Trump a annoncé vendredi 9 octobre 2026 avoir négocié la livraison de grandes quantités de diesel russe aux marchés américain et mondial, dans le cadre d’un assouplissement des sanctions visant la Russie. Cette décision a suscité la colère du président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui l’a qualifiée d’« indigne ».

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À l’inverse, l’Union européenne a réaffirmé son intention de maintenir la pression sur Moscou. Les ministres des Affaires étrangères des États membres doivent notamment ajouter officiellement, lundi, environ 1 600 noms à la liste des personnes et entités sanctionnées en raison de la guerre en Ukraine.

En réaction à l’accord annoncé entre Washington et Moscou, la Commission européenne a également plaidé pour une trêve visant les infrastructures en Ukraine comme en Russie.

« Nous continuons de penser qu’un cessez-le-feu qui protégerait l’approvisionnement alimentaire mondial et les infrastructures énergétiques en Ukraine et en Russie est nécessaire », a indiqué l’exécutif européen.

La Commission a par ailleurs mis en garde contre les risques liés à la dépendance aux hydrocarbures russes, affirmant que l’Europe ne souhaitait pas contribuer au financement de la guerre menée par le Kremlin contre l’Ukraine.

Cette divergence de position entre Washington et Bruxelles met en lumière les tensions autour de la politique de sanctions contre Moscou et de ses conséquences sur les marchés énergétiques internationaux.

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