Burkina Faso : 77 médias privés bénéficient de la subvention de l’État en 2026
La cérémonie de remise des chèques aux entreprises de presse privée bénéficiaires de la subvention de l’État, exercice 2026, s’est tenue le vendredi 16 octobre 2026 à Ouagadougou. Au total, 79 structures ont été retenues, dont 77 entreprises de presse privée et deux organisations professionnelles des médias. À cette occasion, les bénéficiaires ont été invités à faire de cet accompagnement un levier de professionnalisation et d’amélioration de leurs performances.
Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, le camarade Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, qui a présidé la cérémonie, a rappelé que ce soutien traduit la volonté du gouvernement de maintenir son accompagnement au secteur privé de la presse.
« J’invite donc les responsables des entreprises bénéficiaires à considérer la subvention qui leur est accordée aujourd’hui à la fois comme un appui de l’État et comme un appel à poursuivre leurs efforts en faveur de la professionnalisation et de la performance de leurs structures », a-t-il déclaré.

La directrice générale du Fonds d’appui au sport et à la presse privée (FASP) « Wassa Bondo », Ida Ouédraogo/Paré, a présenté le bilan du processus de réception et d’examen des candidatures.
Ouverte du 1er au 31 juillet 2026, cette opération a permis d’enregistrer 94 dossiers, dont 92 provenant d’entreprises de presse privée et deux d’organisations professionnelles des médias, à savoir l’Observatoire burkinabè des médias (OBM) et l’Association des éditeurs et publicateurs de journaux en langues nationales (AEPJLN).
79 structures retenues sur 94 dossiers examinés
À l’issue de l’examen, 79 structures ont été retenues, soit 77 entreprises de presse privée et deux organisations professionnelles des médias.
Quinze dossiers ont été rejetés pour diverses insuffisances, notamment l’absence de cartes de presse, d’attestations de situation fiscale ou cotisante, l’expiration d’autorisations d’exploitation et la non-diffusion régulière.

Au titre de l’exercice 2026, l’enveloppe globale annoncée pour la subvention de l’État à la presse privée s’élève à 320 millions de francs CFA.
Selon les chiffres présentés par la directrice générale, 304 millions de francs CFA sont destinés aux entreprises de presse privée bénéficiaires, tandis que 12,8 millions de francs CFA sont alloués aux deux organisations professionnelles retenues.
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Dans le détail, 42 radios bénéficiaires se partagent 151,19 millions de francs CFA, soit 49,74 % du montant destiné aux entreprises de presse privée.
21 médias en ligne reçoivent 88,95 millions de francs CFA, représentant 29,26 %. Sept télévisions bénéficiaires disposent de 33,82 millions de francs CFA, contre 30,02 millions de francs CFA pour les sept entreprises de presse écrite.

Tirant les enseignements de ce processus, Ida Ouédraogo/Paré a relevé la nécessité de mieux informer les promoteurs de médias sur les conditions d’éligibilité. La directrice générale a également insisté sur la responsabilité des bénéficiaires dans la gestion des ressources publiques.
« J’invite donc chaque bénéficiaire à faire preuve de rigueur dans l’exécution de son projet, à assurer une gestion transparente des fonds reçus et à respecter les obligations de reddition des comptes », a-t-elle exhorté. Elle a précisé que le Fonds accorderait une attention particulière au suivi de l’utilisation des ressources allouées.
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Au nom des bénéficiaires, Adama Sougouri a salué le renouvellement de l’accompagnement de l’État, qu’il considère comme un appui important pour le maintien des activités des entreprises de presse, la prise en charge de certaines dépenses essentielles et le renforcement de leurs capacités opérationnelles.
« La subvention annuelle de l’État représente pour nos entreprises un appui appréciable. Elle contribue au maintien des activités, à la prise en charge de certaines dépenses essentielles et au renforcement des capacités opérationnelles des médias bénéficiaires », a-t-il déclaré.

Le représentant des bénéficiaires a toutefois rappelé que cette contribution implique une responsabilité accrue. « La confiance que l’État place en nous doit nous inciter à davantage de rigueur dans la gestion de nos ressources, de professionnalisme dans le traitement de l’information et d’engagement dans l’accomplissement de notre mission au service de la nation », a-t-il insisté.
Il a également relevé plusieurs défis auxquels le secteur reste confronté, notamment la modernisation des équipements, la transition numérique, la formation continue des professionnels et la recherche de modèles économiques viables.

De son côté, le ministre Pindwendé Gilbert Ouédraogo a insisté sur la responsabilité des médias dans le contexte sécuritaire que traverse le Burkina Faso. Il a rappelé que la presse joue un rôle essentiel dans l’information des citoyens, la sensibilisation des populations et la consolidation de la cohésion sociale.
Le gouvernement, a-t-il assuré, entend poursuivre ses efforts pour améliorer progressivement les mécanismes d’accompagnement de la presse privée, notamment en matière d’efficacité, de transparence et d’impact. L’enjeu est de faire de la subvention un véritable levier de consolidation des entreprises de presse et de renforcement de la qualité de l’information au Burkina Faso.
Christopher SOMDA et Fatimata SAWADOGO (stagiaires)
Burkina 24




