Bobo-Dioulasso : La DGTTM traque les engins non immatriculés

La Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM) a effectué, le mardi 27 octobre 2026, une sortie de contrôle à Bobo-Dioulasso. L’opération visait à renforcer le respect de la réglementation en matière d’immatriculation et à sensibiliser les vendeurs ainsi que les usagers sur leurs obligations. 

Sur instruction du ministre chargé de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité, le Directeur général de la DGTTM, Vincent Tougouri, a conduit une mission de contrôle des plaques d’immatriculation dans plusieurs points de vente et sur des axes de circulation de Bobo-Dioulasso, avec l’appui des forces de sécurité.

La DGTTM traque les engins non immatriculés
La DGTTM traque les engins non immatriculés

L’opération fait suite au constat de la remise d’engins non immatriculés à certains clients. Elle vise à rappeler que tout engin destiné à circuler sur la voie publique doit disposer d’une immatriculation provisoire ou définitive. « Nous voulons qu’il y ait 100 % d’engins immatriculés », a souligné  Vincent Tougouri, invitant les usagers à régulariser leur situation afin de limiter les risques liés à la circulation d’engins non identifiés.

La carte W, un dispositif à encourager

Au cours de la visite, la délégation a félicité les commerçants disposant de l’agrément W, qui leur permet d’effectuer l’immatriculation provisoire des engins vendus directement sur place. Ce dispositif facilite les démarches des acquéreurs et leur permet de circuler en attendant l’immatriculation définitive.

Zoanga Abdramane, Commerçant chez Zoanga Motos

Les responsables de Groupe OMF, Zonga Motors et Alliance Pingwinde Grâce Moto ont salué cette initiative, tout en exprimant leur satisfaction quant à l’accompagnement des services compétents.

Ouédraogo Amadé, Commerçant chez Groupe OMF

Toutefois, des difficultés persistent, notamment les délais de délivrance de certains documents nécessaires à l’immatriculation définitive. Les commerçants évoquent également les cartes grises et les plaques déjà disponibles, mais qui demeurent dans leurs magasins faute de retrait par les propriétaires.

Des plaques disponibles, mais non récupérées

La mission a ainsi relevé des stocks importants de cartes grises provisoires, de plaques et d’autres documents en attente de retrait. Selon le directeur général de la DGTTM, certains usagers invoquent encore l’indisponibilité de leurs documents lors des contrôles, alors que ceux-ci sont déjà prêts.

Face à cette situation, il a invité les propriétaires concernés à se rapprocher de leurs points de vente pour récupérer leurs pièces. Il a également annoncé un dialogue entre les administrations concernées afin d’examiner les difficultés liées aux délais de délivrance des documents.

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La vérification technique des plaques a également permis de relever des cas où la pose informatique n’avait pas été effectuée. Selon Baowendmanegré Zoungrana, Directeur de la Normalisation et des Titres de Transport (DNTT), cette anomalie signifie que le concessionnaire n’a pas achevé l’enregistrement informatique associant la plaque à la carte grise. Elle ne signifie pas nécessairement que le document est faux.

Ouédraogo Harouna, Directeur de Alliance Pingwinde Grâce Moto

La DGTTM à travers cette sortie  entend promouvoir la régularisation des engins et renforcer la sécurité routière. Elle appelle vendeurs et usagers à assumer leurs responsabilités pour faciliter les contrôles et prévenir les désagréments liés à la circulation d’engins non immatriculés.

Rédaction B24

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