Ouagadougou : Clôture de la première édition des Journées des sonorités traditionnelles d’inspiration islamique

Le Centre culturel islamique du Burkina (CCIB) a clôturé la première édition des Journées des sonorités traditionnelles d’inspiration islamique, le 25 septembre 2026, à Ouagadougou. Deux jours durant, cet événement a fait du patrimoine culturel un levier essentiel de cohésion sociale, de paix et de résistance face à l’extrémisme. Cela s’est traduit par des panels de discussion au CBC et des prestations artistiques engagées sur scène, abordant l’impact social des traditions musicales.
Les religions et les croyances n’ont aucune raison de s’affronter, selon le Centre culturel islamique du Burkina (CCIB). Pour le démontrer, l’organisation a initié cette première édition des Journées des sonorités traditionnelles d’inspiration islamique.
L’objectif a été de promouvoir les expressions culturelles et le patrimoine immatériel local, tout en favorisant le rapprochement communautaire et en consolidant le vivre-ensemble au Burkina Faso. En somme, offrir à la population une opportunité d’expression culturelle et religieuse unificatrice.
Pour Alidou Ilboudo, coordonnateur du CCIB, il s’est agi durant ces 48 heures de promouvoir la cohésion sociale en remettant ces sonorités au goût du jour . « Les Journées des sonorités traditionnelles d’inspiration islamique répondent au fait que, par le passé, les musulmans avaient des manifestations populaires qui réunissaient l’ensemble de la population.
Petit à petit, ces sonorités sont en train de disparaître, ce qui crée des cloisons entre les communautés, en plus d’entraîner la perte d’un genre musical méconnu des jeunes générations. Nous avons donc choisi de mener une réflexion pour ressusciter ces traditions, afin de créer davantage de communion entre la communauté islamique et les autres communautés nationales », a-t-il expliqué.

Au cours de ces deux jours, des réflexions ont été menées avec des chercheurs, des enseignants et des savants musulmans sur la valeur sociale de ces sonorités. Des échanges ont également porté sur les contours de la musique et du chant en Islam.
« Parce que cela pose question quand on veut chanter ou se produire, il y a des interdits, il y a des limites, et les savants ont apporté des éclairages sur ce sujet. Enfin, nous avons réfléchi à la manière de cadrer notre volonté de réveiller ces sonorités avec les nouvelles orientations du pays, qui puisent énormément dans la tradition pour affirmer la souveraineté de notre nation », a-t-il précisé.
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Pour une première édition, les organisateurs dressent un bilan très satisfaisant. « Nous espérons que les années à venir nous permettront d’organiser un véritable festival autour de ces sonorités et de perpétuer ce que nous avons commencé.
Certes, nous sommes peut-être différents par la langue, la culture, la religion ou les croyances, mais nous restons Burkinabè. Au-delà de cela, nous sommes des humains. Cette identité commune d’humain et de Burkinabè doit pouvoir nous réunir, au-delà de toutes les catégorisations liées à la foi », a-t-il conclu.
Abdoul Gani BARRY
Burkina 24




