Agriculture : Le « Partenariat pour la résilience au Sahel » améliore les conditions de vie de plus de 120 ménages à Fada

Dans la région du Goulmou, le « Partenariat pour la résilience dans le Sahel » produit déjà des effets concrets sur les conditions de vie des populations. À Fada, les investissements réalisés dans l’agriculture ont notamment permis l’aménagement d’un périmètre maraîcher, réhabilitation des hautes terres dégradées, ainsi que de dix hectares de bas-fonds consacrés à la riziculture destiné à plus de 120 ménages. Ce vendredi 2 octobre 2026, les agences chargées de la mise en œuvre du projet, notamment le Programme alimentaire mondial (PAM), l’UNICEF et l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), ont visité les réalisations entreprises dans le domaine de l’agriculture.

Sur le site maraîcher, l’impact du projet est visible et palpable. Le périmètre emploie plus de 120 ménages, composés de personnes déplacées internes et de populations hôtes. Les bénéficiaires saluent une initiative qui, selon eux, contribue à améliorer leurs conditions de vie et à renforcer leur autonomie.

Mamouda Thiombiano, président du comité de gestion
Mamouda Thiombiano, président du comité de gestion

Mamouda Thiombiano, président du comité de gestion témoigne : « L’aménagement de ce périmètre a beaucoup changé notre vie. Parce qu’on produit, on vend, on consomme et on donne aux voisins au besoins. Avec l’accompagnement, la formation et l’élevage de petits ruminants, nous gagnons suffisamment pour couvrir les charges du ménage, y compris la scolarité de nos enfants. Avec le jardin, nous consommons ce qu’on produit et ça nous maintient en bonne santé ».

C’est depuis 2024 que le périmètre a été aménagé. L’aménagement consiste à la gestion d’eau   par un forage alimenté à l’énergie solaire. « Il a également plaidé pour la duplication de cette initiative dans les autres régions du Burkina Faso, afin de contribuer à l’autonomisation des populations et de les sortir de la précarité. « Ce qu’ils ont fait pour nous ici, je sollicite à ce que ça s’étend partout », a-t-il lancé.

Un jardin de salade
Un jardin de salade

Sur le périmètre, le projet a également amélioré les conditions hygiéniques des exploitants avec deux latrines éco-san. Une initiative qui permet de sensibiliser sur l’hygiène et de valoriser les déchets issus des latrines en les transformant en engrais destinés à l’agriculture. « Les latrines éco-san nous ont ouverts les yeux, on ne savait pas que les déchets sortis de notre corps pouvaient nous produire de l’engrais pour nos plantes », a-t-il salué.

Pour Didace Kayiranga, chef de l’unité résilience au PAM, « le projet prend en compte aussi bien les personnes déplacées internes que les populations hôtes ». Il a salué les résultats obtenus par les bénéficiaires et l’impact positif du projet sur leurs conditions de vie.

Didace Kayiranga, chef de l’unité résilience au PAM
Didace Kayiranga, chef de l’unité résilience au PAM

« Ce n’est pas seulement l’agriculture qui est menée ici. Les activités d’agriculture sont liées à d’autres activités comme l’éducation, l’hygiène et assainissement, les entrepôts de stockage », a-t-il précisé.

S’exprimant sur le projet, le directeur régional de l’agriculture du Goulmu, Bassirou Mandé, a rappelé que celui-ci constitue une initiative intégrée venant en appui au programme gouvernemental, notamment à l’Offensive agropastorale et halieutique.

Il a par ailleurs indiqué qu’au départ, le périmètre était confronté à un problème d’accès à l’eau, une difficulté qui a été résolue grâce notamment au renforcement du dispositif avec l’énergie solaire. De plus, a-t-il mentionné, les bénéficiaires ont été formés à la fabrication du compost et de biopesticides, afin de renforcer les pratiques agricoles durables.

Bassirou Mandé, directeur regional de l'agriculture du Goulmu
Bassirou Mandé, directeur regional de l’agriculture du Goulmu

Bassirou Mandé a appelé les bénéficiaires à redoubler d’efforts pour assurer la pérennisation des investissements réalisés. « Aujourd’hui, on nous a aidés, il faut que nous nous prenions en main à présent.  Nous devons pérenniser ces investissements. (…) Pour cela, nous devons être tous sérieux et responsables. Ceux qui se comportent mal seront tout simplement exclus », a-t-il prévenu.

Des bénéficiaires
Des bénéficiaires

Pour lui, aucun lopin de terre ne devrait rester inexploité dans ce périmètre, car chaque espace mis en valeur constitue, selon lui, un pas supplémentaire vers l’atteinte de la souveraineté alimentaire.

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