Conflit au Moyen-Orient : Le président iranien appelle à mettre fin à la guerre

Le président iranien Massoud Pezeshkian estime que le moment est venu de mettre fin à la guerre avec les États-Unis. Dans une déclaration faite vendredi 21 août 2026, il a affirmé que Téhéran se trouvait actuellement « en position de force » face à Washington, alors que les États-Unis privilégient désormais la pression économique, rapporte La presse Ca.
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force », a déclaré le président iranien lors d’une rencontre avec des médecins. Massoud Pezeshkian a également défendu le protocole d’accord conclu en juin entre Téhéran et Washington pour tenter de trouver une issue au conflit. Face aux critiques internes dénonçant d’éventuelles concessions iraniennes, il a assuré qu’aucune disposition de l’accord ne pouvait être assimilée à une capitulation.
La déclaration du président iranien intervient alors que les tensions restent fortes dans la région, près de six mois après le début du conflit. L’Iran continue notamment de maintenir fermé le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport mondial des hydrocarbures, tandis que les États-Unis poursuivent leur blocus naval.
Lire également 👉Tensions au Moyen-Orient : Washington menace Téhéran d’un « isolement économique inédit »
Le ministère iranien des Affaires étrangères a, de son côté, dénoncé jeudi 20 août 2026 les nouvelles sanctions annoncées par Washington, les qualifiant de « terrorisme économique ».
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a promis que les États-Unis accentueraient la pression économique sur Téhéran. Selon lui, Washington entend faire « s’effondrer le régime » iranien et avertit les pays qui maintiendraient des liens économiques avec l’Iran qu’ils pourraient eux-mêmes subir les conséquences de ces sanctions.
Cette stratégie traduit un changement d’approche de l’administration américaine, qui entend désormais privilégier la pression économique plutôt que de nouvelles frappes militaires de grande ampleur.
Washington accentue la pression
Les autorités américaines ont également appelé plusieurs pays, notamment la Chine, à contribuer à l’isolement économique de l’Iran. Pékin, partenaire stratégique de Téhéran, a toutefois rejeté cette approche, estimant que les sanctions et la pression ne permettraient pas de résoudre le conflit.
De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a dénoncé les nouvelles mesures américaines, qu’il considère comme vouées à l’échec.
Washington a par ailleurs annoncé de nouvelles sanctions visant dix personnes présentées comme appartenant à un réseau chargé de transférer des fonds au Hezbollah, allié de l’Iran.
Le mouvement libanais a assuré que ces sanctions ne remettraient pas en cause ses actions de « résistance ». Il rejette également le protocole d’accord conclu en juin entre le gouvernement libanais et Israël, qu’il considère comme une « humiliation ».
Alors que Téhéran appelle désormais à mettre fin à la guerre, les tensions restent donc fortes entre les différents protagonistes, sur fond d’escalade économique et de désaccords persistants autour du détroit d’Ormuz.




