Campagne « Pagb Yidgr-Sooré » à Boussouma : Santé féminine et prévention des cancers au cœur de la 3e étape

Pour sa troisième étape, la campagne nationale de communication « Pagb Yidgr-Sooré » ou « Entreprendre au féminin » a posé ses valises dans la commune rurale de Boussouma, ce mercredi 28 octobre 2026. Au programme de cette journée riche en activités, une visite de courtoisie au PDS de la localité, la découverte de deux coopératives de femmes et des séances de sensibilisation axées sur la santé reproductive.

En cette période d’octobre dédiée à la sensibilisation et à la lutte contre le cancer du sein et du col de l’utérus, le volet sanitaire revêt une importance capitale pour la campagne « Pagb Yidgr-Sooré ». La délégation s’est ainsi rendue directement au centre médical de Boussouma afin d’observer l’impact concret des actions de prévention menées sur le terrain.

Dr Marcellin Ouédraogo, médecin responsable du centre médical de Boussouma
Dr Marcellin Ouédraogo, médecin responsable du centre médical de Boussouma

Interrogé sur place, Dr Marcellin Ouédraogo, médecin responsable du centre, s’est réjoui de la forte affluence. « Ça se passe très bien. On sent une très forte mobilisation ce matin. Et nous sommes très contents pour ça », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, le responsable du centre médical a dressé un bilan des prestations proposées, qui vont bien au-delà de la simple consultation. Il s’agit notamment du dépistage des lésions précancéreuses, des tests du VIH, des hépatites B et C, de la syphilis, entre autres. « L’objectif, c’est la prévention. Nous savons que le cancer, sans la prévention, est très dangereux », a-t-il rappelé.

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Dr Marcellin Ouédraogo a également salué l’impact direct de la campagne « Pagb Yidgr-Sooré », qui a su briser les barrières psychologiques et motiver un grand nombre de femmes à franchir les portes du centre. « Si seulement ça pouvait être répétitif ! Nous constatons que souvent, la gent féminine a honte, mais avec cette initiative et cette mobilisation, on sent qu’elle est vraiment là », a-t-il soutenu.

Tout en encourageant l’intensification de telles initiatives, le médecin a tenu à lancer un cri du cœur à l’endroit des partenaires techniques et financiers. À l’en croire, si le diagnostic est aujourd’hui accessible, le coût des traitements ultérieurs reste un fardeau lourd à porter.

« Pour les dépistages des cancers chez la gent féminine, c’est gratuit depuis 2015 grâce à l’État. Sauf qu’après le dépistage, c’est la prise en charge qui coûte cher. Si on pouvait avoir des partenaires pour nous accompagner en ce sens, ça allait nous aider. Sinon, ce n’est pas simple », a-t-il plaidé.

Estelle Diabouga, institutrice dans la commune de Boussouma
Estelle Diabouga, institutrice dans la commune de Boussouma

En attendant qu’un écho favorable soit donné à ce plaidoyer, les habitants de Boussouma ont profité massivement de ces soins gratuits. Estelle Diabouga, institutrice dans la commune a témoigné de sa gratitude.

« Nous disons merci parce que ça a été totalement gratuit et l’accueil a été chaleureux. Je suis particulièrement satisfaite et j’invite mes sœurs à sortir massivement se faire dépister. Plus tôt on connaît le mal, plus tôt on est bien pris en charge », a-t-elle apprécié.

Aminata Catherine SANOU

Burkina 24

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