Affaire Brigitte Macron : Un juge américain limite les poursuites contre Candace Owens

Un magistrat de l’État américain du Delaware a jugé que l’influenceuse Candace Owens, poursuivie en diffamation par les époux Macron après avoir exploité la fausse information selon laquelle la femme du président serait « née homme », ne pouvait être tenue responsable à titre personnel, rapporte le journal de Montréal.

L’action en justice d’Emmanuel et Brigitte Macron contre les deux sociétés de la blogueuse américaine d’extrême droite est toutefois valide et peut continuer, a tranché le juge Sheldon Rennie dans sa décision mardi 27 octobre 2026.

Candace Owens, qui ne devrait donc pas avoir à subir de conséquences négatives sur ses biens propres en cas de victoire judiciaire du couple Macron, s’est dite « extrêmement reconnaissante » après ce jugement d’étape.

Le juge Rennie a également estimé que les Macron étant français, le délai de prescription applicable en droit français pourrait s’appliquer. En cas de diffamation, celui-ci est de trois mois révolus à compter de la commission des faits, mais il peut être étendu à un an pour des propos à caractère raciste, sexiste, homophobe ou lié au handicap.

Avant de trancher, le magistrat a donc demandé aux parties de présenter leurs arguments sur la prescription. S’il retient au final le délai de trois mois, les époux Macron pourraient être déboutés.

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Le président français et sa femme avaient lancé ces poursuites en diffamation à l’été 2025, en affirmant que Candace Owens leur avait causé « un tort considérable et irréparable ».

Cette infox sur Brigitte Macron, qui resurgit régulièrement en France sur les réseaux sociaux depuis la première élection de son mari en 2017, a prospéré à l’étranger, en particulier aux États-Unis, après que la podcasteuse s’en est emparée en mars 2024, lui donnant un écho mondial depuis janvier 2025 par une série de vidéos intitulée « Becoming Brigitte » (« Devenir Brigitte »).

Dans leur plainte devant un tribunal du Delaware, les avocats du couple présidentiel affirment que Candace Owens avait pleinement conscience de la fausseté de ces allégations et a systématiquement rejeté toutes les demandes de rectification, persistant dans sa « campagne de diffamation » pour « gagner en notoriété et faire de l’argent ».

Selon cette fausse information, très relayée en France par des mouvances mêlant complotistes, covido-sceptiques ou d’extrême droite, Brigitte Macron, née Trogneux, n’aurait jamais existé, mais son frère Jean-Michel aurait pris cette identité après avoir changé de sexe.

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